‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 133 sur 223 · Tommasi. t. IV, p · texte numérisé non relu

Tommasi. t. IV, p

4. Je me réfère au bréviaire Cassinésien ms. de la Mazarine, nt il sera question plus loin.

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Deus tenax vigor, à none ; et soit le Te lacis ante terminum, soit le Christus qui lux es et dies, à complies. Autant d'ambrosiens anonymes non postérieurs au vie siècle. Pareils ambrosiens formaient l'hymnaire des fériés :

Lundi. Somno refectis artubus (Noct.).

— Splcndor patcrnac gloriae (Laud.).

— Immense coeli conditor (Vesp. .

Mardi. Consors paterni luminis (Noct.).

— (Laud.).

— Telluris ingens conditor (Vesp.).

Mercredi. Rerum creator optime (Noct. .

— (Laud.).

— Coeli Deus sanctissime (Vesp.).

Jeudi. Xor atra rerum conte git (Noct.).

— Lux ecce surgit aurea ;Laud.).

— Magn ae Deus potentiac {\ e s p . ) . Vendredi. Tu Trinitatis imitas Noct.).

— Acterna coeli gloria (Laud.).

— Plasmator hominis Deus Vesp. .

Samedi. Summae Deus clemcntiae Noct. .

— Auront jam spargit polum Laud. .

— O lux beata trinitas \ esp.).

Dimanche. Primo dierum omnium Noct. .

— Aetcrnc rerum conditor Laud.).

— Lucis creator optime Vesp. .

Les hymnes du propre du temps étaient emprunt à la même collection d'ambrosiani :

Avent. Conditor aime siderum Vesp. .

— Vcrbum supernum prodiens Noct.).

— Vox clara ecce intonat Laud.).

Xoel. Veni redemptor gentium Vesp.).

— Christe 7 edemptor omnium Xoct. .

— Laud.

Epiphanie. Jésus refulsit omnium (Vesp.).

— Xoct.).

— Illuminans altissimus Laud.).

Carême. Audi bénigne c on dit or \ esp. .

— Ex more docti mystieo Noct.

— Jam Cliriste sol justitiae Laud. . Pâques. Ad caenam ag/ii providi \ esp.).

— Hic est dies (férus Dei X oct.).

— Âurora huis rutilât Laud.).

Ascension Vesp.).

— Optatus votis omnium 'Xoct.).

— Jam Christus ascendit polum Laud. .

On n'insistera pas sur l'hymnaire du propre des saints, qui dans tout hymnaire est la partie la moins lî\' encore que l'on doive observer que l'hymnaire bénédictin étail formé pour la plus grande pari d'hymnes dans la formule de saint Ambroise : Stephano primo martyri, Amore C/iristi nobilis, — Agnes beatae lirginis, — Apostolorum passio, — Apostolorum supparcns, — Martine confessor Dei, — Post Petrum primum principem, — Ad Christi laudem i'irginis, etc.

Les divers ambrosiens que l'on vient de citer forment comme le noyau primitif de l'hymnaire bénédictin. On \ a rec >nnu les hymnes authentiques de saint Ambroise. A la suite, un groupe d'hymnes écrites selon la formule prosodique de saint Ambroise, exactement fidèles aux règles de la quantité-, du mètre el de l'hiatus, l'.t enfin on y voit apparaître, et en nombre, des hymnes rythmiques, c'est-à-dire des hymne- qui n'ont de coin-

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mun avec le dimètre iambique que le nombre total des

syllabes, et où la quantité ni l'hiatus ne sont plus observés, « ut suut car mina vulgarium poetarum, » comme dit Bède'. Telle l'hymne Vax clara ecce intonat, ou 1 hymne ' Optatus votis omnium, martyri, etc. Et, à citer les plus anciennes, l'hymne Deus qui certes legibus et l'hymne Magna et mirabilia, mentionnées par saint Àurélien dès la première moitié du vie >iècle. Toutefois, en se montrant fidèles aux modèles de l'hymnologie, soit métrique, soit rythmique, la plus ancienne, celle-là même que saint Benoît avait entendu recevoir dans Yordo psallendi de ses moines, les Bénédictins très lettrés du yme et du ixe siècle crurent pouvoir faire une place dans leur hymnaire à des compositions quelques-unes plus récentes, toutes d'un caractère littéraire plus sensible. L'hymnaire était devenu avec eux une sorte d'anthologie. A Prudence y 413 ? , les Bénédictins avaient pris trois hymnes. Remarquez que ce bel esprit espagnol avait composé tout un recueil d'hymnes, sorte de psautier laïque, le Cathémérinon , où il avait déployé les ressources d'une métrique savante, les ingéniosités d'un symbolisme subtil et d'une rhétorique de métier. Mais l'Eglise avait d'abord peu goûté ces virtuosités en trimètres dactyliques hypercatalectiques , en bendécasyllabes phaléciens, et le reste. La strophe saphique elle-même n'avait pas trouvé grâc s yeux sévèn -

On n'avait pris à Prudence que des strophes écrites en dimètres iambiques, c'est-à-dire selon la formule ambrosienne : le Aies diei nuntius, pour les laudes du mardi ; le Nox et tenebrae et nubi/a, pour les laudes du mercredi; et enfin, d'une hymne languissante et froide sur L'Epiphanie, les quelques strophes qui forment le

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