‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 159 sur 223 · Roskovâny, t. XI, p · texte numérisé non relu

Roskovâny, t. XI, p

2. J. W. Legg, Bret-iarium roman uni a Fr. card. Quignonio editum el recognitum, juxla edîtionem Ycncliis A. D. lo'J'> impressam, Cambridge, 18.S8. J'ai eu en outre à ma disposition un exemplaire parisien : Breciariu/n Homanuni nuper reformatum , M </uo sacre scripture libri probateque sanctorum historié eleganter bene/ue disposât leguniur, Paris, 1536, ehez Jean Petit.

3. Roskovâny, t. VIII, p. 32-41, le texte de la censure de Sorbonne d'après d'Arg-entré. Cf. Richard Simon, op. cit., p. 239-247.

adressés, soit de vive voix, soit par écrit, nous avons ajouté, changé, revu, mais en retenant toujours la forme générale de notre bréviaire. » Et le bréviaire, dans son texte définitif, parut enfin. Je lis au titre de mon exemplaire : Breviarium Romanum a Paulo tertio recens promulgatiwi, ex sacra potissimum scriptura etprobatis sa/ictorum historiis constans. Ab authore denuo récognition, et antiphonis, /lotncliis, precibus, sanclorum commémorationibus, et aliis ici genus additamentis multifariam locupletatum, variisque modis immutatum, ut in prefatione luculentius explicatur '.

Le cardinal Quignonez expose dans la préface de son bréviaire les principes qui l'ont dirigé. Les clercs, ditil, sont appelés, non seulement à prier, mais aussi à enseigner, et il convient qu'ils s'instruisent par la lecture quotidienne de l'Ecriture sainte et de l'histoire ecclésiastique. L'office divin avait été réglé par les anciens Pères de façon à pourvoir parfaitement à cette double nécessité. Mais qu est-il arrivé parla négligence des hommes? Les livres de l'Ecriture sainte sont à peine lus à l'office, leur place y étant réduite à presque rien, et remplacés qu'ils sont par des lectures qu'on ne saurait leur comparer ni pour l'utilité, ni pour la gravité. Des psaumes, destinés à être chantés au complet chaque semaine, il n'en est de service que quelques-uns et qui se répètent toute l'année. Les histoires des saints sont sans autorité et d'un style inculte. L'ordre de loffîce est si compliqué que l'on en arrive à mettre autant de temps à chercher son office qu à I<- réciter.

Donc, pour remédier à ces inconvénients, on a supprimé de l'office nouveau les versets, les capitules et

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