‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 163 sur 223 · Silos, p · texte numérisé non relu

Silos, p

à savoir que cette réforme devait être un retour, non à l'antiquité idéale comme l'entendait Quignonez, mai> h la tradition représentée par la liturgie existante; qu'il n'y avait rien à changer à la disposition traditionnelle de l'office divin telle qu'on la trouvait dans le vieux bréviaire de la cour romaine ; qu'il n'y avait qu'à expurger ce vieux bréviaire des erreurs historiques, des taches littéraires et des longueurs fastidieuses qui en rendaient l'usage décourageant. Pie V exprimera bien l'essentiel de la pensée de Paul IV, quand il dira : « Totam ralionem dicendi ac psallendi horas canonicas ad pristinum morem et institutum redigendum suscepit { . » La tradition liturgique ipristinus /nos), retrouvait enfin la plus haute des autorités pour la comprendre et pour la protéger. Une réaction heureuse se produisait en faveur du vieux bréviaire romain. Et le concile de Trente allait trouver la question posée dans ces termes excellents par Paul IV.

Il était inévitable au concile de Trente d'être saisi de la question du Bréviaire : c'était un des points où trop de synodes de ces vingt-cinq dernières années avaient appelé de leur- vieux une réforme. Tel, en 1522, le synode de Sens enjoignant aux ordinaires de visiter les bréviaires, et nommément les légendes de saints, pour y supprimer tout ce qu'ils y surprendront de « superflu» ou de peu séant à la dignité de l'Eglise. Tel le synode de Cologne de l".:;r»-'. A Augsbourg, en 1548, le <c formulaire de la réforme ecclésiastique », adopté par

Page 1