‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 165 sur 223 · IbùL, p · texte numérisé non relu

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en 1562, c'est-à-dire l'année qui précéda la fin de ses travaux4. La demande d'une réforme de l'office canonique fut introduite simultanément par le cardinal de Lorraine au nom du roi et des évèques de France, et par l'empereur Ferdinand Ier. Ce dernier, reprenant et concrétisant le formulaire d'Augsbourg de 1548, demandait que les bréviaires fussent corrigés, qu'on n'y laissât rien subsister qui ne fût de l'Ecriture sainte; et que, d'autre part, pour remédier à la tiédeur que les clercs apportaient à la récitation de l'office, on l'abrégeât notablement, car, disait-il, « mieux valait ne réciter que cinq psaumes avec sérénité et hilarité spirituelle, qu'exécuter le psautier entier d'un cœur attristé et mal à l'aise 2. » Les Allemands ne semblaient pas tenir pour suffisante l'expérience qu'on avait faite avec le bréviaire de Quignonez de cette formule protestante et chimérique de réforme : ils reprenaient à leur compte l'idée même du cardinal de Sainte-Croix. Les Français s'attardaient dans des formules vagues : ils demandaient au concile la restauration des rites et la suppression des superstitions3. Les Espagnols, se montrant en cela plus au courant de l'étal de la question que soit les Allemands, soit les Français, adressèrent leur requête au pape, lui exprimant combien ils déploraient le mal qu'avait fait le bréviaire du cardinal Quignonez. et demandant (pie l'on corrigeât le vieux bréviaire romain >elon le projet de Paul IV, « repurgatis paucis, quae judicio eiusdcm pontijicis per ignorantiam et terne-

1. Voy. Schmid, Studien iiber die Reform des rumischen Breviers tinter Pins V. dans la Theologische Quartahclirift de Tubingen, 18*

Etoakovany, t. V. p. 226. Schmid. p. 621.

■i. Grancolas, Commentaritu kistor.. p. 10.

ritatem multls saeculis irrepscrant. » A cet effet, ilpriaient le pape de charger Bernardin Scotti, cardinal archevêque de Trani, le P. Isachino et le prélat Sirleto, d'instruire le concile de l'état des travaux comment par Paul IV1.

Le sentiment des Espagnols prévalut auprès du concile. Leur requête avait été transmise à Trente par le secrétaire d'Etat de Pie IV, le saint cardinal Charles Borromée (novembre 1562 , en termes qui laissaient clairement entrevoir que le sentiment des prélats espagnols était aussi celui de la cour pontificale. Huit mois plus tard, 24 juin 1563, les légats informaient le souverain pontife qu'une commission conciliaire, celle de l'Index, avait été déléguée à la correction du Bréviaire. Elle se composait de Leonardo Marini, évêque de Lanciano, de Muzio Calinio, archevêque de Zara, (1 Egidio Foscarari, évêque de Modène, auxquels on avait adjoint l'évêque titulaire d'Asaph, Thomas Godweîl, un téatin d'origine anglaise, ami du cardinal Pôle et du cardinal Borromée2. Par la même lettre, les légats priaient le pape qu'il voulût bien faire parvenir à la commission du Bréviaire le dossier manuscrit de la correction de Paul IV, dossier que ] lait le car-

dinal archevêque de Trani, lui aussi un téatin3. Le 22 juillet, toutes les pièces de la correction de Paul IV étaient entre les mains de la commission '. Mais maintenant il était trop tard pour que le concile pût décider par lui-même des propositions de Paul IV.

1. Schmid, p. 623-625. C'est probablement à cette enquête qu'appartient la lettre d'Isachino citée plus haut (p. 2

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