‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 186 sur 223 · Baron, Annal., t. III. p. ii'i · texte numérisé non relu

Baron, Annal., t. III. p. ii'i

anciens et les nouveaux hréviaires. Foinard ne faisait que reprendre une idée émise par Grancolas dans son Traité, et développée par lui dans son Commentaire. Ensemble Grancolas et Foinard se rencontraient pour proposer : 1° de privilégier l'office du dimanche, en sorte qu'il ne cédât désormais qu'à une fête de Notre- Seigneur; 2° de privilégier le temps du carême, en sorte que l'office férial n'y cédât à aucune fête, pas même à l'Annonciation, qui serait retranchée; 3° d'abréger l'office férial, « car dés que l'office de la férié ne sera pas plus long que celui des fêtes, comme il est plus diversifié et plus affectif que celui des saints, il n'y a personne qui n'aime mieux le dire que celui des fêtes; » 4° de distribuer les fêtes en cinq classes : une classe supérieure pour les fêtes de \otre-Seigneur, danslaquelle ne sera admise aucune fête de la Vierge ni des saints ; une classe solennelle mineure pour le Corpus Christi, l'Assomption, saint Jean-Baptiste, saint Pierre et saint Paul, le saint patron; une classe de doubles pour les apôtres, de semi-doubles pour les docteurs, de simples pour les martyrs, les confesseurs n'ayant droit qu'à une mémoire, et leur office plein ne devant être célébré que dans leur diocèse s'ils ont été évêqu dans leur ordre s'ils ont été religieux, dans les lieux où ils se sont sanctifiés pour tous les autres saints ou saintes ; 5° ne recevoir, dans les leçons du sanctoral, que des histoires bien approuvées4. Comme Harlay, Grancolas et Foinard ne voulaient que d'indiscutables h pendes, en quoi ils n'avaient pas tort; mais, de plus que Harlay, ils bouleversaient le sanctoral, sous pré-

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