‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 30 sur 223 · Cassian., Institut., II · texte numérisé non relu

Cassian., Institut., II

bitisme, dont on n'a vu jusque-là que des essais, se constitue en une société chrétienne distincte, à côté et on dirait même en dehors de la société catholique. L'Eglise de tous n'est plus pour ces purs une cité assez sainte : et secouant sur elle la poussière de leurs sandales, ils s'en vont bâtir dans les solitudes de la TransJordanie ou de la Thébaïde la Jérusalem de leurs vœux.

Désormais, il y aura un double ordo psallendi : celui des communautés monastiques et celui des églises épiscopales.

En aucune église, nous ne retrouverons l'office tel qu'il était célébré dans l'Anastasis de Jérusalem au temps de sainte Silvia : tierce, sexte, none ne seront nulle part de l'office public du clergé. Nous voulons, dit une novelle de l'empereur Justinien datée de 529, que « tous les clercs constitués dans chaque église chantent eux-mêmes les vêpres, les nocturnes et les laudes » . Car, ajoute l'empereur, « il est absurde que les clercs, à qui incombe le devoir de la psalmodie, fassent chanter à leur place des gens à gage ; et que les laïcs si nombreux, qui pour le bien de leurs aines se montrent assidus à venir à l'église prendre part à la psalmodie, v puissent constater que les clercs constitués pour cet office ne le remplissent point. » Et la novelle prescrit en conséquence que les clercs de chaque église seront requis, par L'évêque du lieu et par le défenseur de chaque église, de prendre part à la psalmodie : ceux qui se seront montrés infidèles à ce service seront mis hors le clergé1. Où nous voyons que dans l'Orient grec, au commencement du vie siècle, chaque église avait son

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