Cod. Justinian., I, 3, 41, éd. Krueger, p
cours nocturne, c'est-à-dire son office vespéral, nocturne et matinal, auquel les fidèles aimaient encoi assister et que les clercs avaient l'obligation de présider. xVucun cours diurne.
Pareil usage dans les Gaules, où pourtant l'influence monastique aura été étendue et profonde { . Le canon de l'office public ne diffère pas du canon tel que le définissait pour l'Orient la novelle de Justinien. A s'en tenir aux termes du concile d'Agde de 506 : « Il convient, lisons-nous, que Yordo de l'Eglise soit également respecté par tous. Nous établissons donc que, suivant l'usage général sicut ubique fit), après la psalmodie antiphonée , les oraisons soient dites par l'évèque ou par les prêtres, et qu il y ait psalmodie tous les jours, matin et soir2... » « Nous voulons, disait le concile de Girone de 517, que tous les jours, après matines et après vêpres, l'oraison dominicale soit dite par un prêtre3. » « Nous voulons, disait le quatrième concile de Tolède, qu il n'y ait qu'un ordo psallendi pour l'Espagne et pour la Gaule dans les offices du soir et du matin, in vespertinis matutinisque offîciis. » « Nous voulons, disait plus expressément encore le concile de Braga, en 561, qu'il n'y ait qu'un seul et même ordo psallendi pour les offices du soir et du matin; et nous repoussons les usages différents, soit privés, soit monastiques, que l'on voudrait mêler à l'usage des Eglises : Ut unus atque idem psallendi ordo in matuti-
1. Cf. Mabillon, De cursu gallican o digquisîtio, ap. Migïie. P. L ., t. LXXII, p. 381 et suiv.
2. «... Et ymni inatutini vel yespertinî diebu* omnibus decan tentur... ; et in conclosione matutinarum vel vespertinarum missarum... » Mansi, t. VIII. p. 329. Friedberg, t. I. p. 1U5.