Mansi. t. VIII. p. 550. Friedberg', t. I. p
7iis \.el i-espertinis offîciis teneatur, et non diverse ac prii-ate. neque monasteriorum consuetudines cum ecclesiastica régula sint permixtae K . d Ce< divers textes s'accordent à faire consister l'office canonique des clercs en deux exercices, celui du soir ou vêpres et celui du matin ou matines, l'office nocturne proprement dit étant censé uni à l'office de matines. — Un canon du concile de Tours de 567 nous édifie sur le programme de ce double office. A vêpres, que les clercs de Saint-Martin appellent la douzième heure, on récite invariablement douze psaumes, sans autre antienne que l'alleluia. A matines, le nombre des psaumes varie suivant la saison : de Pâques au mois de septembre, c'est-à-dire en été. on chante douze psaumes antiphonés de deux en deux, soit six antiennes ; en septembre, quatorze psaumes, sept antiennes; en octobre, vingt-quatre psaumes, huit antiennes; en novembre, vingt-sept psaumes, neuf antiennes ; de décembre à Pâques, trente psaumes, dix antiennes. Quiconque aura le loisir d'en chanter davantage ne saurait qu'être encouragé; mais celui qui ne pourrait exécuter à matines une psalmodie parfois si longue fera ce qu'il pourra, ut possibilitas halet. à condition de ne jamais réciter à matines moins de douze psaumes, sous peine d'avoir pour pénitence à jeûner jusqu'au soir et sans autre réfection le soir que du pain et de l'eau2.
Tel était au vie siècle Yordo psallendi des clerc- Quant aux anniversaires des martyrs, auxquels maintenant s'ajoutaient des anniversaires de translations de martyrs, des anniversaires de saints non martyrs, et des anniversaires de dédicaces d'églises, — ce serait une
1. Mann, t. X. p. 616. Fricdberg, t. I, p. 31. . Mansi, t. IX. p. 796.
erreur de penser sur la foi des martyrologes qu'ils sont communs à toute la chrétienté. Tel n'est le cas, semble-* il, que de saint Etienne, de saint Jacques, de saint Jean, de saint Pierre, de saint Paul'. En règle générale, là où est la confession ou tombeau du saint, et encore là où se trouve quelque relique du saint, là célèbre son natale : et la fête a toujours ainsi quelque attache topographique, comme au temps où elle se célébrait dans les cimetières mêmes. De là vient que les communautés monastiques, celles que décrit Jean Cassien, ne fêtent point les saints ; et ce sera une originalité de la règle bénédictine 2 que d'introduire dans la liturgie monastique les natalitia sanctorum, qui sont jusque-là le privilège, la propriété des vieilles Eglises chrétiennes, riches de martyrs locaux ou enrichies de reliques étrangères. A Tours, le natale de saint Jean l'évangéliste se célèbre dans la basilique de Saint-Martin ; celui de saint Pierre et de saint Paul, dans la basilique de Saints-Pierre-et-Paul ; celui de saint Martin, celui de saint Brice, celui de saint Hilaire, dans la basilique de Saint-Martin; celui de saint Litorius, dans la basilique de Saint-Litorius : tandis que la fête de Noël se célèbre dans l'église cathédrale3. Au vie siècle, les fêtes de saints sont donc encore en dt hors de l'office des clercs.
A pareille date, Yordo psallendi des moines était arrivé au terme de son développement. L'influence des moines de Palestine avait été ici prépondérante. I moines d'Egypte, en effet, au moins ceux du temps de Jean Cassien (390-403;, ne pratiquaient en commun que
1. Grog-or. Nyssen., In laudem fratris Basilii. 1. [Com Baoumer.]