‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 33 sur 223 · Grog-or. Turonon.. Histor. Francor., X · texte numérisé non relu

Grog-or. Turonon.. Histor. Francor., X

le cours nocturne et dans la forme archaïque que nous avons décrite plus haut. Pour eux, point de cours diurne : les antelucanae orationes, comme dit quelque part archaïquement Cassien, une fois terminées, les cénobites égyptiens allaient à leurs travaux manuels, et ce qu'ils faisaient de prières dans le courant de la journée n'était plus qu'œuvre individuelle et libre, voluntarium munus* . C'était, cela aussi, une forme archaïque de l'eucologie chrétienne. Les moines de Palestine, au contraire, avaient gardé l'office tel que les ascètes et les vierges le pratiquaient à Jérusalem du temps de sainte Silvia : le cours nocturne, comprenant les vêpres [yespertina solemnitas) au coucher du soleil, le nocturne [nocturna solemnitas et les laudes matinales; le cours diurne comprenant tierce, sexte etnone2.

Cependant les moines de Palestine, et plus exactement ceux de Bethlehem, avaient ajouté un exercice au cours diurne. L'institution n'était pas ancienne, puisque Jean Cassien l'avait vu établir à l'époque où il séjournait à Bethlehem (390-403). Les moines de Palestine, comme aussi ceux d'Egypte, ne se reposaient pas l'office nocturne et les laudes une fois terminés, et ce point de la règle était d'une extrême dureté. On pensa qu'il serait plus humain de laisser les moines se reposer après l'office nocturne et les laudes ; mais, comme la journée d'un homme de Dieu ne saurait commencer que par une prière, les moines de Bethlehem, à leur relever, se réunissaient pour chanter un office de trois psaumes, ablable par conséquent à l'office des trois autres heures diurnes. On L'appela prime3.

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