‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 34 sur 223 · Id., ibid., III · texte numérisé non relu

Id., ibid., III

De même que l'office matinal de laudes ne concordait pas avec le commencement de la journée, l'office de vêpres ne concordait pas avec la fin. Après vêpi avait lieu le repas du soir : le coucher venait ensuite. La journée de l'homme de Dieu finirait-elle autrement que par une prière? C'était une pensée bien ancienne, ou plutôt une pensée qui n'avait pas d'âge, que la pensée de finir le jour en en remerciant Dieu, et en lui confiant la nuit où l'on entrait. Saint Basile parle de cette prière du soir, comme d'une chose traditionnelle1. En Occident, saint Benoit le premier la fit rentrer dans le cours des offices, en lui donnant le nom qu'elle a gardé de compléter iuntj complies, achèvement.

Le cycle de l'office monastique était maintenant complet.

Il resterait à étudier en détail la description qu'en donne saint Benoît dans sa règle : mais nous ne nous y attarderons pas. L'office bénédictin est une création composite, œuvre personnelle et particulière d'adaptation : « Notre intention, écrit saint Benoit en manière de conclusion, est qu'au cas que quelqu'un n'approuve pas ce partage des psaumes, comme nous l'avons lait, il ordonnera en cela ce qu'il jugera plus à propos3. » Il rendait à ses disciples la liberté dont il avait usé luimême. Quelques éléments de l'office bénédictin >ont romains, d'autres milanais; dans son ensemble, cet office n'aura qu'une influence éloignée et tardive sur la formation de l'office romain, dont il sera plutôt tributaire.

1. Basil., De tpiritu sancto, 73 : a Visam esl patribas nostris

vcspertini luminis gratiam haudquaquam silcntio accipere. scd mox ut apparuit agerc gratias. »

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