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En revanche, du point où nous sommes parvenus, nous embrassons d'un regard tout le développement qui constitue la genèse des heures ecclésiastiques. Une pensée théologique chrétienne, la pensée du retour du Christ, la parousie, a créé l'antique vigile, c'est-à-dire l'office vespéral, nocturne et matinal du dimanche. La célébration de cet office a été étendue par l'Eglise aux jours de station et aux anniversaires des martyrs. Les confréries d'ascètes et de vierges l'ont rendue quotidienne. Une pensée mystique juive a créé tierce, sexte, none, offices restés dans toute l'antiquité chrétienne propres aux moines qui l'avaient rendu liturgique. Plus récents sont les deux offices de prime et de complies, nés des conditions de la vie monastique et demeurés plus longtemps encore propres à la liturgie des monastères. On reconnaît dans ses grands traits la part de l'ancienne Eglise et la part du monachisme, restées tranchées jusqu'au vie siècle.
Ce sera l'œuvre du vne et du vnie siècle de faire la fusion de ces éléments divers, et d'opérer le syncrétisme liturgique que représente l'office canonique de l'époque de Charlemagne. Mais déjà, à parler de syncrétisme liturgique, nous touchons à ce qui est éminemment l'œuvre de l'Église romaine, et le moment est venu d'aborder cette étude où tout ce qui précède nous a conduit-.