‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 36 sur 223 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

LES ORIGINES DE UORDO PSALLEXDI ROMAI>*

Nous venons de voir comment s'est formée et développée, dans l'Eglise catholique, la liturgie des heur- - Nous avons étudié cette formation et ce développement en dehors de l'Eglise romaine, pour être mieux à même de distinguer ce qui, dans l'usage intérieur de l'Eglise romaine, appartient à la tradition locale de ce qui appartient à la tradition catholique. Nous voici désormais à Rome : à l'aide des textes antérieurs au vme siècle que la littérature romaine nous fournit, nous avons à décrire le développement de la liturgie des heures à Rome, les états successifs par lesquels elle a passé avant d'arriver à se fixer dans cet ordo psallendi tout ensemble emprunté et original, qui sera l'office canonique romain du temps de Charlemagne '.

1. Quelques indications préalables sont ici nécessaires. Rome comptait quatre sortes d églises : les églises patriarcales (le Latran, Saint-Pierre. Saint-Paul, Saint-Laurent, Sainte-Marie- Majeure, Sainte-Croix de Jérusalem....). les églises presbytérales ou tituli, les églises diaconales ou diaconiae, les églises cimitériales ou martyria. — Le nombre des ég-lises presbytérales était, au commencement du vi° siècle, de vingt-cinq et, au xi' siècle de vingt-huit. Voyez Duchesne, L. P., t. I. p. U>à. Ces vingt-cinq églises presbytérales étaient en réalité des paroisses. Le Liber pojitificalis en donne une définition excellente, quand il rapporte du pape Marcel (■{- 309) que « XXV titulos in urbe Roma constituit

Le document le plus ancien en date à jeter quelque lumière sur les usages liturgiques de l'Eglise romaine est cette collection grecque de trente-huit canons, venue à nous sous le nom de saint Hippolyte, mais qui est bien plutôt une œuvre synodale romaine, contemporaine du pape Victor 190-200 . Les Canones Hippolyti témoignent ainsi de la discipline romaine des dernières années du 11e siècle ' .

quasi dioeceses. propter baptisrnum et poenitentiam multorum... et propter sepulturas o {L. P.. t. I. p. 164 . — Les diaconies étaient au nombre de sept, et toute la ville de Rome partagée en sept régions ecclésiastiques, ayant chacune un diacre. Le Libe r dit du pape Fabien 236-2! Hic regiones dividit diaconibus »

(L. P.. t. I, p. lis . Sosomène nous donne le nombre des diacres :

Diaeoni non plures sunt quam septem //. E.. I. lô . Ministres immédiats de l'évèque, écrit M. Duchesne . les sept diacres n étaient attachés à aucune église en particulier. Les diaconies étaient des établissements analogues à nos bureaux de bienfai- - ce. ayant dan- leur compétence l'administration des hôpitaux. des asiles de vieillards, de- hospices pour les pèlerins et geurs pauvres, mais surtout les distributions d'aumônes aux indigents de la ville. Plus tard, c est-à-dire passé le V siècle et avant la fin du vu*, chaque diaconie eut une église à elle et même un monasterium diaconiae L. /'. . t. 1. p. 364 . — Les prêtres avaient sous leurs ordres une hiérarchie de clercs sous-dia> lythes. lecteurs, etc. Les diacres commandaient une hiérarchie de sous-diacres et d'acolythes régionnaires. L'archipré tre était le chel des : - et du clergé titulaire: l'archidiacre l'était des

dia< - du clergé régionnaire. — La desservance des églises ciiuit.ri.tl. - - - - it au clergé des titre-. — Vbye«, sur

te distribution du clergé romain : M. Duchesne, loc. cit., Mabill'.n. Musaeum italicum . t. If. p. xi et <uiv., et le premier paraphe des Ordines romani les plus anciens : Primo omnium observandum est septem esse regiones ecclesiastici ordinis urbis me, et<

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