‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 38 sur 223 · Cyprian., De oral., 3'i · texte numérisé non relu

Cyprian., De oral., 3'i

LES ORIGINES DE h'ORDO PSALLEXDI ROMAIN 41

saint Jérôme, l'observance de tierce, de sexte, de none, de vêpres est, dans la vie d'une romaine comme Paula, comme Eustochium, comme Laeta, un exercice privé et individuel. A pareille époque, à Jérusalem, sainte Silvia se rendait à la basilique de l'Anastasis pour assister à la céhébration publique quotidienne solennelle de tierce, de sexte, de none, de vêpres; à Rome, au contraire, c'était dans la solitude recueillie de la demeure maternelle que la fille de Laeta devait pratiquer ces exercices, en compagnie de la virgo veterana, nous dirions de l'institutrice, qui ne la quittait pas : « Assuescat... marie hymnos canere, tertia, sexta, nonahora stare in acte quasi bellatricem C/iristi, acccnsaque lueernida reddere sacrificium vespertinum ». Et, en dehors des messes, il n'y avait point d'autre office public auxquels elle eût à assister qu'aux vigiles '. Mais à ees vigiles solennelles des dimanches et des stations, qui se célébraient dans telle ou telle église et auxquelles assistait le clergé romain, tous les fidèles se transportaient. La foule était considérable, l'attraction énorme, et quelquefois le désordre regrettable2. Saint Jérôme recommande à Laeta de ne point permettre à sa fille d'y aller sans elle; il lui prescrit de l'y tenir toujours à ses côtés : « Vigiliarum dics et solemnes pernoctationes sic virguncula nostra célèbre t, ut ne transverso quidem ungue a matre discedat3. » 11 donne ainsi quelque raison à Vigilantius, qui avait demandé la suppression de l'office nocturne des vigiles, à cause des scandales auxquels il donnait lieu. Mais c'eût été faire là une concession bien vaine à la malice de quelques libertins cu/pa juçenum

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