‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 39 sur 223 · Ici., Epistul.,C\U · texte numérisé non relu

Ici., Epistul.,C\U

vilissimarumque mulierum ; et l'Eglise romaine avait condamné Vigilantius [ille romanae ecclesiae auctoritate damnatus [est]), montrant par là combien elle tenait à ces solennelles vigiles nocturnes1.

Il ne faudrait cependant point croire que les vigiles solennelles romaines de la fin du ive siècle, si fréquentées fu>sent-elles, eussent le même attrait que les vigiles qui se célébraient ailleurs quotidiennement, par exemple, à Constantinople du temps de saint Jean Chrysostome, ou à Milan du temps de saint Ambroise. La musique grecque, ce canendi mos orientalium partium, comme disait saint Augustin parlant des vigiles ambrosiennes, ce melos cantilenarum qui donnait un charme si pénétrant à l'office nocturne quotidien des basiliques milanaises-, ''tait une innovation inconnue à Rome, Les aimes y étaient exécutés, comme à Alexandrie du temps de saint Athanase, en solo et avec de si simples flexions de voix que le chant se rapprochait le plus possible de la leçon : a Sic cantct servus C/iristi, ut non vox cancntis , sed verba placeant quae leguntur2. » A IVpoque du pape Darnase '366-384 , aucune trace à Rome de la psalmodie à deux chœurs : rien, semblet-il. que des psalnu responsorii, des psaumes exécutes comme des litanies. C'était à des diacres que reven.i il la charge d'exécuter ainsi les psaumes : el plusieurs inscriptions mentionnent dans des épitaphes d<- diacres le succès qu'ils avaient dans ce genre de ministère. Ainsi celle du diacre Redeinplus, inscription damasienne du cimetière de Callistc :

1. Hieronym., Contra Vigilant. ,9 i'. Hieronym., In Ephes., III. 5

LES ORIGINES DE hORDO PSALLEND1 ROMAIN 43

...Redcmptum levitam subito rapuit sibi regia caell : dulcia uectareo promebat niella canore, prop/ietam cclebrans placido modulamine senem : hnec fuit insontis vitae laudata juventus* .

Le vieux prophète dont il est question ici n'est autre que David :

Hic levitaruni primas in online vivens davidici cantor carminis iste fait...

dit l'inscription d'un autre diacre , contemporain de Redemptus a. Le chant des psaumes davidiques était, du temps de Damase, exécuté en solo par les lévites romains, et selon une méthode assez sévère pour être qualifiée de modulamen placidum. Rien de la psalmodie chorale antiphonée.

A quelle époque le, canendi nws orientalium partium, ou psalmodie chorale antiphonée, pénétra-t-il à Rome ? On ne saurait le déterminer avec précision. Le Liber pontifîcalis attribue cette innovation au pape Célestin (422-432) : ce pape, y est-il dit, fit chanter les cent cinquante psaumes de David avant le sacrifice de la n usage inconnu avant lui. Ainsi s'exprime le t<xte le plus ancien du Liber. La seconde édition, qui remonte au vie siècle, ajoute que ce chant institut' par Célestin était le chant antiphoné :5. La psalmodie chorale passait donc à Rome, au vie siècle, pour une institution du pape

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