‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 53 sur 223 · L. P., t. II, p. 43 et suiv · texte numérisé non relu

L. P., t. II, p. 43 et suiv

qu'elle dessert, « segregatum a jure potestatis prèsbiteri tituli, » lisons-nous dans un texte qui est comme la bulle de fondation du monastère annexé à l'église de Saint-Chrysogone par Grégoire III 731-741 . La communauté possède des biens fonds donnés par le pape ou par des particuliers, et elle vit du revenu de ces biens fonds : « Pro sustentatione \e pape] praedia et doua atque famUiam largitus est; et di^ersi alii fidèles et amatores domini nostri Jesu Christi... praedia et dona de^otissime contiderunt ' . » Jusqu ici rien ne différencierait ce monastère d'un monastère bénédictin, mais voici où la distinction commence. L'abbé est non point élu par la communauté, mais imposé par le pape : a Constitua ibidem abbatem, » dit notre texte. Et ailleurs nous lisons : «...abbatem super monaclios ordinavit; » ou encore : «... abbatem idoneam personam ordi/iavit. » Il n'en va pas de même, à Rome, des monastères indépendants : lorsque Paul Ie* fonde le monastère de Saints-Etienne-et-Silvestre, en 761, monastère qui n'est annexé à aucune basilique, il semble bien, à en juger par la bulle d'érection du monastère, que le pape ne nomme point l'abbé et que la communauté se gouverne par elle-même2. Mais, au contraire, chaque fois qu'il est question de monastères basilicaux, comme ceux de Saint-Pierre ou du Latran. il est spécifié que l'abbé est choisi et investi par le pape. Il y a plus : cet abbé à la nomination du pape n'est point un moine de profession, -t. >i j'ose dire, un prélat de la carrière. Dans les dernières années du vme siècle, sous Léon III, la charge d'abbé du monastère de Saint-Etienne-Majeur, un des

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