LES ORIGINES DE LOIÎDO PS ALLES DI ROMAIN
VIII id. augusti natale sancli Xysti, in cymiterio Callisti ; et Felicissimi et Agapeti , in cymiterio Praetextati viaAppia, etc.
Dans les sacramentaires postérieurs, les stations ne seront pas indiquées autrement. Des homélies du pape saint Grégoire on peut tirer des indications analogue- : en effet, en dehors des homélies préchées les jours de station, si le pape prêche au peuple pour le natale d'un martyr, on est sûr que c'est dans la basilique cimétériale de ce martyr, c'est-à-dire dans une église extra muros. Ceci au commencement du vne siècle.
Ed cessant toutefois, à dater de 410 et de la prise de Rome par les Goths d'Alaric, d'être les cimetières ordinaires des paroisses romaines, et en devenant par ce fait de simples lieux de pèlerinage, les catacombes perdirent nombre de leurs visiteurs et de leurs desservants. Les fossores .disparaissent au ve siècle. L'usage de célébrer dans ces vieilles nécropoles des messes anniversaires privées pour les défunts s'éteint au siècle suivant, où nous voyons le pape Jean III (561-574 obligé, pour qu'au moins le dimanche les saints mystères soient célébrés dans les anciens cimetières suburbains, de faire les humbles frais de ce service. Avec le vie siècle commence l'époque de la ruine lente et de l'oubli. Le siège de Rome par les Goths, en 537, y contribue plus qu'aucune autre cause : « Nom etecclesias et corpora martyrum exterminatae sunt a Got/iis, » écrit l'historiographe du pape Silvère 536-537 '.
Et les Lombards, au vne siècle et au vme, n'étaient pas ennemis à s'abstenir de cette guerre sacrilège.