‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 65 sur 223 · Amalar. , De ord. antiph · texte numérisé non relu

Amalar. , De ord. antiph

comme cent ans auparavant en Angleterre, cette propagation de la liturgie romaine est le fait de l'initiative individuelle : le Saint-Siège s'y prête, mais ne la provoque point. La liturgie romaine attire les dévotions à elle par la vertu de saint Pierre et par la vertu de sa beauté propre. Saint Chrodegang [~ 766 est, comme était Benoît Biscop, tout pénétré de dévotion aux choses de Rome et de saint Pierre. Au retour d'un pèlerinage au tombeau du prince des apôtres, en 754, désireux d'assurer la régularité de l'office tant nocturne que diurne dans la cathédrale de Metz, il institue une communauté de clercs sur le modèle des communautés monastiques attachées à Rome à la desservance des basiliques, et il impose à ces clercs réguliers Yordo romain de l'office et la cantilène romaine : « Clerum, ...romana imbutum cantilena, morem atque ordinem romanae ecclesiae servare praecepit* . » Le grand évêque de Metz n'est pas mort que son exemple est imité par Rémi, archevêque de Rouen: lui aussi, au retour d'un pèlerinage à Rome, en 760, il amène à Rouen, avec l'autorisation du pape Paul, le secondicier de la Scola cantorum pour initier ses clercs aux « modulation- de la psalmodie » romaine. Puis, le grandchantre romain ayant dû peu après revenir à Rome, Rémi envoie ses clercs terminer leur formation à Rome même dans la Scola cantorum'2. Il veut avoir à Rouen, comme Chrodegang à Metz, le pur ordo et la pure cantilène de Saint-Pierre. A >on tour enfin, c'est Pépin qui étend à toutes les Églises franques la réforme inaugurée à Metz et à Rouen, qui enjoint à tous les évêques

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