‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 66 sur 223 · Jaffé, n · texte numérisé non relu

Jaffé, n

LES ORIGINES DE hOEDO PSALLENDI ROMAIN 81

franks de renoncer à Yorclo gallican, d'apprendre le chant romain, de célébrer désormais l'office divin en conformité avec le Saint-Siège : « Ut cantum romanum pleniter discant et ordinabiliter per nocturnale vel gradale ojjicium peragatur..., ob unanimitatem apostolicac sedis et sanctae Dei ecclesiac pacificam concordiam. « Ce sont les termes de l'empereur Gharlemagne renouvelant, en 789, le décret de Pépin le Bref'.

Dès le milieu du vme siècle, et c'est la consécpience qu'il faut tirer de ces quelques faits si considérables, l'office romain, qui supplante ainsi en France le vieil office gallican, est codifié. L'anliphonaire (responsoral) dit grégorien, en réalité l'antiphonaire de Saint- Pierre, est écrit et fermé. Et, de fait, vers l'année 700, le pape Paul envoie au roi Pépin un exemplaire du Liber responsalis, ou recueil des antiennes et des répons de l'office romain2. En 756, saint Chrodegang avait rapporté pareilles pandectes à Metz, comme plus tard Wala, abbé' de Corbie, en rapportera à son abbbave. C'est cette œuvre liturgique, codifiée ainsi pour la première fois, ou du moins nous apparaissant telle pour la première fois en 750, qu'il nous reste à décrire en détail, en restituant dans la mesure de nos ressources bist'»riques l'économie de cet office romain, qui ravissait si fort les pèlerins nos aïeux du vme siècle, qu'ils n'hésitèrenl point à lui sacrifier la tradition propre de leurs Églises.

Page 1