‹ Histoire du Bréviaire romain (volume 3)Chapitre 69 sur 223 · Voir plus loin, aux pièces justificatif · texte numérisé non relu

Voir plus loin, aux pièces justificatif

ut quinque psalmos cantcmus in vespertinali synaxi... ; hos quinque psalmos antiphonat un cantare soicmus, » dit Amalaire ' . La psalmodie de vêpres est une psalmodie antiphonée.

Psalmodie antiphonée n'a pas, à Rome, au vme siècle, le sens que nous lui avons vu avoir, au ive siècle, dans la langue et dans l'usage de saint Ambroise et de saint Augustin. Antiphoner, pour Amalaire, signifie intercaler entre chaque verset ou couple de versets du psaume une courte phrase, étrangère au psaume généralement. Par analogie, cette courte phrase porte le nom d'a/itip/iona ou antienne. Cette phrase est notée, et c'est sur le ton de cette phrase musicale que se chante le psaume lui-même. « Antiphona inchoatur ab uno unius chori ; et ad eius symphoniam psalmus cantatur per duos choros... Cantores altc. natim ex utraque parte antiphonas levant*. » Entendez bien qu'il s'agit de répéter 1 antienne au cours même du psaume, et de ne point la dire seulement au début et à la fin. Les liturgistes carolingiens adoptèrent cet usage romain ; et, encore qu'il se soit perdu de bonne heure, on en retrouve maintes traces. Ainsi, à la fin du ixe siècle, les chanoines de Saint-Martin de Tours répétaient encore 1 antienne après chaque verset de psaume : «... unamqnumque antiplionaiii per singulos psalmorum versus repetendo canebant, » est-il dit dans la vie de saint Odon de Cluny3. Par contre, au commencement de ce même siècle, voici un clerc de Ratisbone qui se plaint que ses confrères chantent l'office sans dévotion, exécu-

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