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tent les psaumes à la course, et, pour revenir plus tôt à leurs affaires, suppriment la répétition des antiennes, « sine antiphonis », ignorant la raison d'être de ces répétitions instituées par les saints docteurs pour la consolation des âmes : « Nésciunt quia sancti doctores et erudi tores Ecclesiae instituerunt modulationem in fiiitiphonaruni vel responsoriorum rcpetitione Jionestissima, quatenus hoc dulçedine animas ardentius accc/ideretur*. » Les chanoines de Tours étaient donc dès lors exceptionnels : à Rome même, la coutume avait prévalu vite de supprimer ces répétitions. Mais la rubrique écrite ne sera point supprimée. Au xne siècle, pour des solennités comme Noël , elle portait encore que, « au nocturne, les antiennes doivent être répétées, au commencement du psaume, puis au cours du psaume aux endroits marqués, puis à la fin du psaume, puis après le Gloria Patri, enfin après le Sicut crat'1. » J'emprunte cette rubrique à l'anliphonaire de Saint- Pierre. On voit à cela de quelle importance était l'antienne dans la psalmodie romaine du viii* siècle, et comment, au lieu d'être comme aujourd'hui une ritournelle parasite, elle était l'élément capital et distinctif de la psalmodie cantilénée de Rome3.
Les cinq psaumes antiphonés de vêpres une lois achevés, le président du chœur récitait une leçon brève tirée de l'Ecriture sainte : « Sequitur lectio brevis