Tommasi, t IV, p
3. Il arrivait mémo qu'un psaume eût, non pas une, m;ii> deux anliennese t davantage. « Si. poursuit la rubrique que je viens de citer de l'Ant. de Saint-Pierre, le psaume a deux antiennes, ta première sera chantée au commencement, à la un, après le Gloria Patri, après le Sicut erat: la seconde sera chantée au cours du psaume aux endroits marqués. »
a pastore prolata ', » dit Arnalaire. Cette leçon brève, qui figure ici comme une sorte d'organe rudimentaire, «tait tout ce qui restait de ce qu'aurait dû être la lecture scripturaire que comportait la première vigile de la nuit dans l'antiquité. De même, celte leçon brève -'tait suivie d'un verset, comme Vcspertina oratio asccndat ad te Domine, etc., ou Dirigatur oratio inca sicut ineensnm, etc. ; ce verset, au Lieu d'être chanté, ''tait récite comme la leçon. Sitôt le verset dit, Le Magnificat était chanté avec ses antienne-.
La fin de vêpres est à remarquer, d autant que la fin de laudes sera identique. Point de Dominas vobiscum^ mais à 1 unisson le Kyrie eleison, et, comme oraison finale, le Pater, que l'on récitait à haute voix, ainsi d'ailleurs que le prescrit encore aujourd'hui la rubrique de l'office férial. On donnait ainsi à l'oraison dominicale la place la plus >olennelle, comme à la prière suprême. Religieuse et antique pensée qui ne se conserva malheureusement pas : le Pater, en effet, était déjà au vme siècle remplacé, les jours de fête, les dimanches el les jours de station, par la collecte du jour. Cette substitution est postérieure à saint Benoit, qui n'a connu que l'ancien usage de dire le Pater au moment recueilli où la psalmodie s'achevait. Cette psalmodie finissait avec le jour ; car vêpres, avant commencé à la douzième heure, se terminait la nuit venue. Ce qui fait dire à Arnalaire, plus justement encore qu'il ne croyait dire, que vêpres appartient à l'office nocturne : « Vcspcrtinum officinal ad noctem perlinct- . »
A l'office de vêpres tel que nous venons de le décrire