Aniahir., De eccles. off.. IV. i
2. Dom Baeuiner. Ein Bcitrag zur Erklàrung ron Litaniae und MUsae, dans les Studien und MiUheiltmgem ans dem Benedictinerund de m ( isfercienser-Orden, 1886, t. II. p. 285-294.
conventuel et nullement basilical. C'était la prière du coucher des moines. Le repas du soir une fois pris, les moines basilicaux du vme siècle ne revenaient point à Saint-Pierre pour y chanter complies, mais ils passaient directement du réfectoire au dortoir, et au dortoir ils disaient complies : « Canunlur completorio ubi dormi// nt in dormitorio, » dit dans son latin d'illettré l'Anonyme de Gerbert. Complies, dans la liturgie d'Amalaire, est déjà devenu un office moins intime; et, de même que les ordines monastiques du ixe siècle font chanter complies au chapitre ', Amalaire ne marque pas que complies se chante en un local autre que le chœur. En l<He de complies, Amalaire place une leçon brève, comme nulle autre heure n'en a. Cette leçon brève, en eilet, représente la lîn de la lecture ou collatio qui vient de se faire au réfectoire : « Ante istud officium conveniunt in uni/m fratres ad lectionem ; » et ailleurs : « In isto consumitur esus, potics et collatio2. » La psalmodie de complies se compose de quatre psaumes, un nombre qui ne se retrouve à aucune autre heure canonique, quatre psaumes invariables et ceux-là mêmes que non- y récitons encore. Pas de leçon brève, pas de répons par conséquent, pas de verset non plus, car le versel indiqué par Amalaire Custodi me Domine ut pupillam oculi, etc., est un verset messin. Mais le cantique Nunc dimittis, suivi, sans Kyrie eleison, d'une oraison : « Tantummodo postula tio pro custodia deprecetur. » Et, ajoute Amalaire, après cette oraison, le grand silence commençait et l'abdication de toul souci terrestre. L'Anonyme de Gerbert disait plus simplement : « Et