L. P., t. I, p. 432. Cf. t. II, p. 132 et
fication liturgique, on entreprit de publier des recueils de sermons. De là les homéliaires et sermonaires, dont on sait s'ils sont nombreux dans nos bibliothèque- : Omcliae sive tractatus beatorum Ambrosii , Augustini , Hieroni/mi, Fulge/itii, Leonis. Maximi, Gregorii et alioruin catholicorum et venerabilium patrum legendae per totius anni circulum , lisons-nous en tète d'un de ces homéliaires pris au hasard ms. n° 29 de la bibliothèque de Montpellier, ixe siècle). Quelques-uns de ces recueils ont un nom. Le nom d'Alain, qui fut abbé de Farta dans la seconde moitié du VIIIe siècle y 7 70 . est resté attaché à un homéliaire compilé par lui, et dont il existe divers manuscrits du VIIIe et du ixe siècle1. Autant en avait fait Bède ■'; 735) et aussi Alcuin -j- 804 . Mais le nom de Paul Diacre, le plus lettré et le plus renommé des moines du Mont-Cassin, et l'un des meilleurs érudits de 1' « officine des lettres » de Charlemagne, a fait la fortune d'un autre homéliaire, publié à l'instigation et avec une préface de Charlemagne luimême, « tenu en son temps pour un chef-d'œuvre de critique et dont est dérivé en grande partie l'homéliaire actuel de l'Eglise romaine2. »
La neuvième leçon dominicale était suivie de son répons, le neuvième. A Rome, même du temps d'Amalaire, il n'était aucunement question de substituer à ce neuvième répons, ou de lui donner comme complément
1. Munich, ms. lat. 4564, vme-ix.e siècle, et 1*368. même date [communication de Doni Baeumer]. Cf. P. L.t t. LXXXIX. p. 1