Tommasi, t. IV, p
ancienne que le vne siècle environ1. La Septuagésime, comme un dernier regard jeté sur Bethlehem, était un dimanche de joie, où antiennes et répons retentissaient encore de l'alleluia de Noël : rubrique qui persista à Rome jusqu'à l'époque d'Alexandre II 1061-1073) 2. Mais, passé la Septuagésime, l'Eglise entrait dan^ sa tristesse; plus cT alléluia. Les jeûnes allaient s'y ajouter3. Puis, à partir du dimanche de la Passion, plus même de Gloria Patri aux répons. Et l'on verrait l'office s'assombrir plus encore. En attendant, l'office de ces neuf dimanches avant Pâques était l'office dominical ordinaire de dix-huit psaumes et neuf leçons. De même, l'office des stations de carême étaient l'office férial de douze psaumes et trois leçons. Les répons donnaient à ces différents offices leur caractère distinctif; car, outre les responsoria de Abraham, de Joseph, etc., correspondant à l'Ecriture occurrente qui était de l'Oetateuque jusqu'à la semaine sainte, les dimanches et les stations d'avant Pâques avaient une série de répons pénitentiaux : Eece mine tenipus acceptabile..., Emendemusin melius..., Paradisi portas..., tous répons qui ont passé dans le Bréviaire romain, mais qui, il faut le dire, sont sensiblement inférieurs à la plupart des répons de 1 Avcnt. Par contre, les répons du temps de la Passion constituent un ensemble de premier ordre. Xous les avons presque tous au Bréviaire ces admirabl s