‹ Histoire du Bréviaire romainChapitre 101 sur 218 · Sermo contra Auxentium · texte numérisé non relu

Sermo contra Auxentium

206 HISTOIRE DU BRÉVIAIHE IlOMAIiX.

lui et cite un autre cantique, celui-ci en forme de prière du matin : l'hymne Aeterne rerum conditor. Le même Augustin en mentionne un troisième, une sorte de prière du soir, comme le précédent était une prière du matin. Dans ses Confessions, écrites en 397, il raconte qu'à la mort de sa mère Monique, il n'avait trouvé quelque apaisement à sa douleur qu'à se redire les beaux vers d'Ambroise :

Deus Creator omnium polique reclor, vestiens diem decoro lumine, noctem soporis gratia :

Artus salutis ut quies reddat laboris usui, mentesque fessas allevet, luctusque solvat anxios ^!

Un dernier cantique de saint Ambroise, celui-là encore mentionné par saint Augustin, était tout entier au souvenir de la mort rédemptrice de Jésus- Christ : lam surgit hora tertia. Et nous voyons que, dans ces trois cantiques, — mettons à part le Veni redemptor gentium, — saint Ambroise avait voulu donner au peuple comme un abrégé à son usage de l'eucologie des clercs et des ascètes : le peuple prierait au chant du coq, il prierait à l'heure de tierce, il prierait au lucernaire, et il prierait dans une langue nouvelle et toute différente de celle de la liturgie.

A la forme métrique adoptée par Ambroise, son nom resta attaché. Les hymnes en dimètres iambi-

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