Confession, ix
l'office moderne. 207
ques prirent et gardèrent le nom à'amhrosiani. Le pape Gélase (492-496), composant des hymnes, ne croyait pouvoir les composer que selon la formule métrique de saint A^mbroise : « Fecit et hymnos in similitudinem Ambrosiï^ ». Ils ne nous ont point été conservés ; mais on ferait un recueil des hymnes d'auteurs inconnus du v*' et du vi'^ siècle, que la tradition a attribués à Ambroise, et qui ne sont ambrosiens que par leur forme métrique. Au commencement du vi^ siècle, ils formaient vraisemblablement une collection, sous le nom de saint Ambroise. Et cette collection très répandue en Italie, en Gaule, en Espagne, sollicitait une place dans Vordo psallendi^. Saint Benoît (-J- 543) la lui fit. Au nocturne, entre l'invitatoire et les psaumes; à laudes, après le répons du capitule; à prime, à tierce, à sexte, à none, entre le Deiis in adiutorium et les psaumes; à vêpres, après le répons du capitule; à complies, entre la fin du dernier psaume et le capitule, saint Benoît prescrit de chanter un hymne, et cet hymne il l'appelle invariablement du nom di ambrosianus . Il ne spécifie is davantage. Mais Aurélien, évêque d'Arles (546- II), qui rédige quelques années à peine plus tard le adaptation de la règle bénédictine pour les mo- Lstères de pénitents et de vierges de sa ville épiscoiale, décrit à son tour Yor^do psallendi qu'il leur ipose; et dans cet ordo il fait, lui aussi, figurer des rmnes, dont il a soin de donner les premiers mots