‹ Histoire du Bréviaire romainChapitre 108 sur 218 · Walafr. Strab. De rer. ecclesiast. exordiis, 25 {P. L · texte numérisé non relu

Walafr. Strab. De rer. ecclesiast. exordiis, 25 {P. L

succès de l'hymnaire une preuve de Finfluence monastique ^ Au XI*' siècle, cette intrusion était un fait acquis à peu près partout, sauf à Rome ^.

La modification du calendrier, l'abréviation du lectionnaire, l'adoption de l'hymnaire monastique sont les trois caractéristiques saillantes de l'office moderne non romain. Il reste à signaler quelques détails pro-

CXIV, 954) : « Notandum hymnos dici non iantuni qui melris vol rythmis decurruni, qiialcs composueruni Ambrosius, Hilarius, et Beda Anglorum palcr, et Prudenliiis Hispaniamm scolasticus, et alii mulli... El quamvis in quibusdara ecclesiis hymni metrici non cantonhir... » Walafrid rapporte que saint Paulin, patriarche d'Aquilée (f 802), était de ceux qui voulaient mettre des hymnes partout, « saepius et maxime in privatis missis... hymnos vel ab aliis vel a se compositos celébrasse ».

1. Voyez pour le x" siècle, Dunstan. De regimine monachorum, 2 (P. L. GXXXVII, 485).

2. A Rome même il faut dislinguer. Grangolas, Comment. p. 84 : « Gonslanter adfirmaudum est, xii" saociilo nullos in Ecclesia S. Pétri recilalos fuisse [hymnos], alque cum Ulricus in Gonsuetudinibus Gluniacensibus hymnorum Ecclesiae romanae meminit, de singularium aliarum Ecclesiarum hymnis agere voluisse. » Dans les règlements inédits de Grégoire VII publiés par Dom Morin, Revue bénédictine, 1901.. p. 183, on lit : « Ymnos in ecclesia per tolum annum , per omnes lioras diei et noctis regularis décantât auctoritas, solis tribus diebus in anno exclusis, hoc est cena D. parasceven et sabbato sancto. » Mais les mots regularis auctoritas témoignent qu'il s'agit là de l'usage monastique ou privé, et non point des grandes basiliques. Ita Morin lac. cit. — La même exception peut valoir contre le texte (a. 1086 environ) des Consuetudines cfuniacenses, 52, que nous oppose Ghevalier, p. xxiv.

l'office moderne. 219

près aussi à cet office moderne, et dont il fera la fortune : j'entends le symbole Quicunque vult, les suffrages que nous appelons Commemorationes, l'office quotidien de la sainte Vierge, l'office quotidien des défunts.

Un concile d'Autun, de 670 environ, est la plus ancienne attestation canonique que nous ayons du Quicunque çult ' . Il y est dit : « Si guis presbyster aut diaconuSy subdiaconus clericus symbolum, quod sancto inspirante Spiritu apostoli tradiderunty et fidem sancti Athanasii praesulis irreprehensibiliter non recensueril, ah episcopo condemnetur » ^.

Ce vieux symbole gallican, que Ton trouve dans les psautiers gallicans les plus anciens transcrit à la suite des psaumes et des cantiques, le Quicunque vult n'était pas reçu à Rome dans la liturgie. Ni Amalaire, ni le Micrologus ne le mentionnent. A prime, l'office romain fait réciter un symbole, mais c'est le symbole des apôtres, « credulitas nostra quam sancti apostoli constituerunt », dit Amalaire ^. Le Quicunque s'est introduit dans la liturgie des Eglises franques au ix^ siècle. Hayton, évêque de Baie (f 836), impose à ses clercs l'obligation, non seulement de le savoir

1. Dom MoiiiN, « Le symbole de saint Atlianase et son premier témoin, saint Gésaire d'Arles », dans la Revue bénédictine, 1901, p. 3'i:7-363, a montré que saint Gésaire est le premier (542) qui ait cité le Quicunque vult. A. Burn, An introduction to the creeds (London 1899), p. 151. Sur l'origine du Quicunque, voyez TixEROxNT, art. « Athanase (Symbole de saint) », dans le Dictionnaire de théologie de Vacant.

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