Mabillon, Mus. ituL t. II, p. 115 et suiv. (Ordo X
(porta iudicii}^^ parce que c'est celle des morts. Là on chante le psaume Miserere avec les deux antiennes :
Qui cognoscis omnium occulta, a deliclo meo munda me. Tempus mihi concède ut repaenitens clamem : Peccavi tibi.
Indue eum, Domine, in montem haereditatis tuae, et in sanctuarium quod praeparaverunt manus tuae, Domine i.
La porte s'ouvre, le corps entre dans le « sanctuaire », et l'office commence. — C'est une vigile, qui comporte, comme toute vigile, des vêpres, trois nocturnes et les laudes. Les vêpres ont leurs cinq psaumes antiphonés, un verset, le Magnificat antiphoné, suivi du Kyrie eleison et de l'oraison dominicale. Point d'hymne, point de leçon brève : nous avons là l'office romain dans son état le plus pur. Les trois nocturnes commencent sans invitatoire : il n'y a pas de place pour le Venite exultemus dans une vigile funèbre^. Chaque nocturne compte trois psaumes antiphonés, trois leçons tirées du livre de Job (neuf leçons en tout), chacune suivie d'un répons tiré aussi du livre de Job^. Le neuvième répons est le répons Ne recorderis peccata mea : notre répons Libéra n'appartient pas à l'office du temps de