Begker, p
3. Begker, p. 174. Mélanges Julien Ilavet (Paris 1895), p. 201-209, j'ai décrit un bréviaire primitif de ce type, écrit an Mont-Gassin vers 1099-1100. C'est le ms. 364 de la Bibliothèque Mazarinc. Le ms. Vatican, lat. 4928, qui provient du monastère de Sainte-Sophie de Bénévent, date de 1113 environ, et est un bréviaire de ce même type primitif. En tête, uu calendrier. A la suite : « Incipit breviarium sive ordo ofïiciorum per totam anni decursionem. In primis 'feabbafo ante adventum... » Puis le psautier, puis l'hymnaire, puis le colloctaire, enfin les leçons suivies de leurs répons. Baeumer, t. II. p. 64, cite quelques mss. analogues : Trêves, 428 (fin du xir ) ; Sainl-Gall, 413 et 416 (fin du xi% commenc. du xir); Gasanalc B, IV, 21 et B, II, 1 (xi* siècle). Je signalerai encore : Paris. Biblioth. Nat. 10477 (écrit en 1182, pour des Ghartreux ; 13223 (xir, Poitou); 743 (xii% Saint-Martial de Limoges) 1253 (xr, même provenance); 1256 et 1257 (xii% Tulle); 17991 (xir, peut-être Hautvilliers) ; 13221 (xii% Gorbie); 12035 (xiiS
l'office moderne. 237
Ce mot liturgique nouveau de hreviariam, au moment où il se répand, aux xi^-xii'' siècles, achemine à une chose plus nouvelle encore. Ces livres d'office portatifs, ces hreviaria ne servent pas aux clercs à prendre part à l'office du chœur, mais bien à réciter l'office divin hors du chœur, dans leur particulier ou en voyage. Parmi les livres que possédait, au xii*' siècle, la cathédrale de Durham, il en est un, qui est un bréviaire, et qui justifie pleinement cette interprétation, puisqu'il est qualifié de petit bréviaire de voyage (breçiarium par^mm itinerarium)\' kw. xiii® siècle, en 1227, un concile de Trêves veut que les clercs aient des bréviaires de l'office « quand ils sont en voyage » ^. Ainsi s'introduit un office autre que l'office du chœur, et dont ces hreviaida itineraria^ ou encore hreviaria portatilia ^, seront le livre. 11 devait arriver que l'usage de ce livre s'étendrait rapidement, et que cet office diminué évincerait du chœur même l'offiice traditionnel.
L'influence de la curie fut grande, fut décisive sur
Picardie); 12601 (xii*, Picardie). A signaler encore : Troycs, 1159, 1467, 1608, 2044, 2061, 1836 (tous xir, provenant de Clairvaux), 571 (xr-xir, Troyes); Orléans, 123 (xir, Fleury); Saint- Omer, 354 (xir, Saint-Bertin).
l.BEGKER,p.244. Cf. Ususordiniscistercien.%%{P.L.GhXNl, 1464) : « [Monachus egrediens de monasierio] Tam die quam nocte dura non equitaverit, stans horas si non multum giavatur dicat. » Cette règle cistercienne est celle de saint Etienne Harding, abbé de Cîteaux (f 1134).
2. Canon 9 (Mansi, t. XXIII, p. 33) : « Item praecipimus etiam districte, ut omnes sacerdotes habeantbreviaria sua, in quibus possint horas suas légère quando sunt in itinere. »