‹ Histoire du Bréviaire romainChapitre 127 sur 218 · Silos, p · texte numérisé non relu

Silos, p

n'étaient point d'une intègre religion ; il voulait des textes des saints Pères qui fussent irréprochables quant à la doctrine et quant au style ; aux nocturnes, des bénédictions qui fussent pleines de gravité, au lieu des bénédictions « ineptes et absurdes » qui servaient encore; il éliminait les narrations de martyres qui manquaient d'autorité, pour n'en recevoir que de sûres et d'indiscutables; il supprimait les hymnes malsonnants [absonos] que l'on avait donnés à la fête de la Transfiguration et à celle de la Trinité; il raccourcissait l'office dominical de prime qu'il estimait démesurément long... S'il est permis d'en juger sur ces seuls renseignements, on peut dire que Paul IV avait compris mieux que Clément VII et que Paul III les conditions de la réforme, dont il sentait comme eux qu'elle s'imposait, à savoir que cette réforme devait être un retour, non à l'antiquité idéale comme l'entendait Quignonez, mais à la tradition représentée par la liturgie existante; qu'il n'y avait rien à changer à la disposition traditionnelle de l'office divin telle qu'on la trouvait dans le vieux Bréviaire de la cour romaine ; qu'il n'y avait qu'à expurger ce vieux Bréviaire des erreurs historiques, des taches littéraires et des longueurs fastidieuses qui en rendaient l'usage décourageant. Pie V exprimera bien l'essentiel de la pensée de Paul IV, quand il dira : « Totam rationem dicendi ac psallendi horas canonicas ad pristinum morem et institutum redigendum suscepit ^ » La tradition liturgique

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