Bulle Qiiod a nobis
[pristmus mos) retrouvait enfin la plus haute des autorités pour la comprendre et pour la protéger. Une réaction heureuse se produisait en faveur du vieux Bréviaire romain. Et le concile de Trente allait trouver la question posée dans ces termes excellents par Paul IV.
Il était inévitable au concile de Trente d'être saisi de la question du Bréviaire : c'était un des points où trop de synodes de ces vingt-cinq dernières années avaient appelé de leurs vœux une réforme. Tel, en 1522, le synode de Sens enjoignant aux ordinaires de visiter les Bréviaires, et nommément les légendes de saints, pour y supprimer tout ce qu'ils y surprendront de « superflu » ou de peu séant à la dignité de l'Église. Tel le synode de Cologne de 1536 ^ A Augsbourg, en 1548, le « formulaire de la réforme ecclésiastique », adopté par Charles-Quint, s'exprimait à peu près ainsi : « La tradition du chant et de la prière, qui remonte aux saints Pères, et que saint Grégoii' et les autres recteurs de l'Église nous ont transmise ne saurait être en cause. Mais, parla faute du temps, il s'y est glissé des choses ineptes, apocryphes ou peu convenables au culte sincère : on ne le saurait nier. Aussi conviendrait-il que les évêques, chacun dans son diocèse, missent leurs soins à corriger les bréviaires, à ramener les rites à leur pure forme antique; que non seulement le mode fût changé qui