ROSKOYANY, t. V, p. 211 et
s'observe maintenant dans les prières, mais que l'on n'y donnât à réciter rien que de saint, d'authentique et de digne de l'office divin. Aux évêques, il appartient de voir s'il y aurait lieu de publier quelque chose concernant les histoires des saints, dont les Églises d'Allemagne se serviraient aux leçons des nocturnes provisoirement et jusqu'à ce qu'un concile général eût prononcé sur la question ; s'il y aurait lieu de supprimer les fastidieuses répétitions de prières et de psaumes qui se rencontrent un même jour, et les mémoires, et les suffrages des saints, et tout ce qui détourne les prêtres de l'office des fériés du temps, pour leur faire préférer l'office des saints qui est plus court, mais moins fructueux ; s'il y aurait lieu enfin de supprimer tels ou tels accessoires de l'office canonique, qui n'appartiennent pas à l'essentiel de cet office ^ ))
Le concile de Trente aborda la question du Bréviaire seulement en 1562, c'est-à-dire l'année qui précéda la fin de ses travaux^. La demande d'une > réforme de l'office canonique fut introduite simultanément par le cardinal de Lorraine au nom du roi et des évêques de France, et par l'empereur Ferdinand F^ Ce dernier, reprenant le formulaire d'Augsbourg de 1548, demandait que les Bréviaires fussent corrigés, qu'on n'y laissât rien subsister qui ne fût de l'Ecriture sainte; et que, d'autre part, pour remé-