Augustin. Confess. x
2. Voyez un exemple de cette psalmodie dans le papyrus gnostique de Bruce (Amélineau, Notice sur le papyrus gnosïique Bruce [Paris 1891], p. 160-170) : « Alors il commença de chanter un hymne en rendant gloire à son Père : Je te rends gloire, etc. Alors il fit répondre par trois fois à ses disciples : Amen, amen, amen. Il dit de nouveau : Je te chanterai un hymne de louanges, ô Dieu, mon père, car c'est toi, etc. Alors par trois fois ils dirent ; O Dieu immuable, etc. » Et après
axi/ia ^ « Je pris ma place au trône, écrit saint Athanase, et ordonnai à un diacre de dire un psaume et à l'assemblée de répondre : Quoniam in saeculum misericordia eius'^ ». Et saint Augustin : « Evodius prit- le psautier et se mit à chanter un psaume auquel nous répondions, toute la famille ensemble : MiserU cordiam et iudicium cantabo tibi, Domine^ ». Cette manière de psalmodier est attestée comme un usage par TertuUien, vers Fan 200^. Les chrétiens l'avaient sans doute prise aux Juifs ^.
chaque couplet les disciples reprennent : « O Diou immuable, telle était ta volonté immuable! »
1. Constitut. apostol. II, 57, 6 : 6 Xaô; xà àxpocrxîxia 07ro<|iaX- )iiw. Rapprochez Marc. Vita s. Porphyrii Gazensis, 11 {Acta ss. februarii, t. III, p, 657),
2. Athanas. Apolog. de fiiga, 24. Athanase dit du diacre : àvaYivcôaxsiv 'i^%\\i.à-^. Il dit du peuple : uTraxoOsiv. Cf. Ioan, GiiRYsosT. In I Cor. homil. xxxvi, G : ô ^âïXtùy <|yà>Xsi {jlovo;, xàv uàvxeç OTcy)/waiv, w; èl évbç <rT6(xaTo; ii çwvrj çlpsTat. Notez bien que les femmes ne prennent pas part au chant à l'église. Didascalia CCCXVIII Patnim (éd. Batiffol, 1887), p. 18 : ruvat^t T:aç(xyyy£>leaQoLi èv èxxXvidta \i.r\ XaXstv, jatîte ou[jL«|'àXXetv, [A^T£ <7uvu7iaxo-j£iv, Si ^ii [xovov ciyàv.
3. Augustin. Confess. ix, 12 : « Psalterium arripuit Evodius et cantare coepit psalmum. Gui respondebamus omnis domus ». (Remarquez que là où Athanase dit àvaytvwcrxeiv, Augustin dit cantare). Et encore Enarrat. in psalm. xlvi, 1 :
In hoc psalmo quem cantatum audivinius, cui cantando re- .>pondimus. » Enarrat. in psalm. xcix, 1 : « Psalmum, fratres, cum cantaretur audistis. »
4. Tertull. De orat. 27 : « Diligentiores in orando subiungere in orationibus Alléluia soient, et hoc genus psalmos quorum clausulis respondeant qui simul sunt ».
5. PiiiLON cité par Euseb. //. E. ii, 17, 22 : evà; [xexà pu6[j,ou xo(7(xîu); è7ri4'âXXovTo;, ol Xoiuot xa6' yjor-jxiav àxpoto[xevoi xôiv uptùv xà àxpoxsXsTjxia (juveIyjxoOsiv. Philon parle des Thérapeutes. Quoi qu'il en soit, l'idée d'intercaler toute prière ou tout
Dans les communautés monastiques égyptiennes de la fin du iv^ siècle, au témoignage de Jean Gassien, on était resté fidèle à la plus sévère, à la plus ancienne forme de la psalmodie. L'office, tant le vespéral que le nocturne , consistait à exécuter douze psaumes ' . Et ce nombre douze paraît bien anciennement fixé, puisque les Egyptiens aimaient à dire que la fixation en remontait au temps de saint Marc, leur premier évêque, et qu'elle avait été révélée par un ange du ciel. Ces douze psaumes étaient exécutés en solo par un lecteur, ou plutôt par quatre lecteurs qui se relayaient, chacun d'eux ne devant pas avoir plus de trois psaumes à exécuter à la suite ^. Quand le psaume était long, chaque dix ou douze versets on faisait une courte pause, pour favoriser la méditation : « Non eniin midtitudine versuum, sed mentis intellegentia delectantur. » Aucune doxologie à la fin du psaume, mais simplement une oraison^. Puis on passait à la
discours chrétien de doxologies, remonte à la première heure du christianisme. Voyez I Clem. xxxviii, 4; xliii, 6; l, 7; LViii, 2; LXi, 3; lxiv.
1. Gassian. Institut, coenob. u, 5 : « Unus in médium psalmos Domino cantaturus exsurgit. Gumque sedentibus cunctis, ut est moris nunc usque in Aegypti partibus, et in psallentis verba omni cordis intentione defixis, undecim psalmos orationum interjectione distinctos contiguis versibus parili pronuniiatione décantasse t, duodecimum sub alleluiae responsione consummans... caerimoniis finem imponit. »