‹ Histoire du Bréviaire romainChapitre 131 sur 218 · Grangolas, p · texte numérisé non relu

Grangolas, p

3. Mémoire dés Espagnols, rédigé par Févêque d'Huos(;i (Osca), Archiv. Vatican. Concil. Trident, n. 108, f. 266 : «Ilor a vobis, Illmi DD. Legati, et a sancta synodo nos episcopi regni Aragoniae instantcr petimus, et obteslaraur, ut si religi^nem divini cultus in ecclesiis nostris conservare cupitis, hanc novilalom profanam Breviarii novelli furlivo confecti, et in giatiam inertium privala auctoritate contra régulas ecclcsiaslicas introducti celerrime eiciatis, ut id ipsum offlcium dicamiionines, et non sint in nobis scismata ofTiciorum et missaliuui. Ut autem hoc negotium maturiorem et commodiorem effeclum sortiatur, Ecclesiae catholicae credimus expedire ut antiquum Breviarium Romanum quod tel. rec. Pauli IV consilio et auctoritate ceptum est emendari, repurgatis paucis quae iudicii» eiusdem pontiflcis per ignoraiîiiam et temeritatem multis s( culis sensim irrepserant, ad finem proximum ordine instituiez perducalur. Potest aulem res tota cognosci ex reverendo Pâtre D. Hyeremia, qui Venetiis commoratur, quo idem ponti-

déploraient le mal qu'avait fait le Bréviaire du cardinal Quignonez, et demandant que l'on corrigeât le Bréviaire romain traditionnel selon le projet de Paul IV, « repurgatis paucis^ qiiae iudicio eiusdem pontiftcis per ignorantiam et temeritatem multis seculis sensim irrepserant ». A cet effet, ils signalaient Bernardin Schotto, cardinal archevêque de Trani, le théatin Jérémie Isachino et le prélat Sirleto, comme en situation d'instruire le concile de l'état des travaux commencés par Paul IV, dont ils avaient été, en cette affaire, les conseillers ^

Le sentiment des Espagnols prévalut auprès du concile. Leur mémoire avait été transmis à Trente par le secrétaire d'État de Pie IV, le saint cardinal Charles Borromée (7 novembre 1562), en termes qui laissaient clairement entrevoir que le sentiment des prélats espagnols était tout près d'être celui de la cour pontificale ^. On délibéra sur le point de savoir s'il ne con-

fex, ciim reverendissimo D. cardinale Tranense, et cuin Reverendissmo D. protonotario Sirleto, et forte aliis qui adhuc sunt superstites, in hoc negotio utcbatur. «

1. ScHMiD, p. 623-625. C'est probablement à cette enquête qu'appartient la lettre d'Isachino, citée plus haut (p. 292).

2. Arch. Vatican. Concil. Trid. n. 108, fol. 265 : lettre du card. Borromée aux légats, 7 nov. 1562 : «... Non mi resta di dir altro, se non che havendo Nostro Signore veduto un memoriale del vescovo d'Osca, del quale sarà una copia qui allegata, dove eg-li supplica in nome di tutti li Prelati del Regno d' Aragonia, che si riformi l'officio vecchio come haveva cominciato Paulo IV di santa memoria; e non si lasci che con diminutioue del culto divino, se ne vadino facendo ogni di nuove forme, si come dice esser stato fatto nella sua Diocèse; Sua Santità vorebbe, che le Signorie Vestre Illustrissime ci facessero sopra una matura consideratione, e poi vi prove-

venait pas de revenir sur la concession de Paul IV tolérant l'usage provisoire du Bréviaire de Quignonez : un décret fut préparé à Trente, mais nous ne voyons pas qu'on ait donné suite à ce projet i. Huit mois plus tard, 24 juin 1563, les légats informaient le souverain pontife qu'une commission conciliaire, celle de l'Index, avait été déléguée à la correction du Bréviaire. Elle se composait de Leonardo Marini, évêque de Lanciano, dominicain; de Muzio Galinio, évêque de Zara ; d'Egidio Foscarari , évêque de Modène, dominicain ; auxquels on avait adjoint l'évêque Thomas Goldwell, un théatin d'origine anglaise, ami du cardinal Pôle et du cardinal Borromée^. Par la même lettre, les légats priaient le pape qu'il voulût bien faire parvenir à la commission du Bréviaire le dossier manuscrit de la correction de Paul IV, dossier que possédait le cardinal Schotto, archevêque de Trani, lui aussi un théatin^. Le 22 juillet, toutes

dessero assieme col Goncilio, secondoche a loro et alli Padri pare espediente, tanto par sodisfare a questi Prelati, quaiilo per riformare in questa parte quello che sarà di bisogno, e se per tal conto varranno far chiamare il prefato vescovo d' Osca, e da lui intendere piu distintamente il bisogno, potranno forse piû facilmente fare la provisione sopradetta dd che Sua Santità si rimette a Loro... »

1. Archiv. Vatican. Concil. Trid. n. 60, fol. 494, les légal s (23 nov. 1562) annoncent qu'ils envoient au cardinal secrétaire d'État « la forma del decreto che havemo pensato di fare supra quella pratica dell' uffîcio nuovo, et ne desideramo il suo parère ». Le cardinal Borromée répond (2 décembre 1562) que le pape s'en remet aux légats du soin de décider si ce décnl est opportun. Concil. Trid. n° 108, fol. 313. Je n'ai pas trouvé d'autre trace de ce projet de décret.

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