‹ Histoire du Bréviaire romainChapitre 132 sur 218 · Id. p. 629, et Silos, p · texte numérisé non relu

Id. p. 629, et Silos, p

les pièces de la correction de Paul IV étaient entre les mains de la commission ' . Mais maintenant il était trop tard pour que le concile pût décider par luimême des propositions de Paul IV.

Le samedi 4 décembre 1563, le concile de Trente prit fin, sans que la commission de Bréviaire eût rien arrêté, sinon de remettre au Saint-Siège le soin de poursuivre et d'achever la réforme du Bréviaire. Lorsque, à la dernière séance, l'archevêque de Catane donna lecture des décrets qu'il restait à approuver et parmi lesquels se trouvait le décret concernant le Bréviaire, encore qu'un prélat fît observer que ces décrets n'avaient point été proposés à la discussion des congrégations et qu'on n'en avait point délibéré, l'assemblée se rangea à l'avis qui remettait la réforme du Bréviaire à la diligence du pape'^. On imagine difficilement une assemblée conciliaire discutant les infinis détails de la constitution du texte de l'office divin, comme elle peut faire du texte d'un canon : mais, étant donné que la pensée du pape Pie IV était con-

1. Sghmid, p. 625. Baeumer, t. II, p. 163, Le même, p. 16.5, signale une lettre, du 24 août 1562, de Thomas Goldwell, évoque de Saint-Asaph, annonçant qu'à Trente « noi ci fatigamo assai in preparar le cose per la sessione futura ». Il s'agit de formuler des canons contre les abus touchant le Missel et lo Bréviaire : « Solamente faranno alcuni canoni circa gli abusi ». On avait renoncé à une « emendatione ».

2. Theiner, Actaauthentica concilii Tridentini (Agram 1874), t. II, p. 506. Cf. dans Grancolas, p. 11, les objections faites par levèque de Lérida, Ant. Agustin : « Palam professus est opus esse ad eam rem exquisitam antiquitalis, provincialiumque consuetudinum notitiam , scientiam vero hanc in Romana Guria minime obviam esse, quae viris careat in hoc sludiorum génère exercitatis... »

forme à celle de Paul IV, s'en remettre à la diligence du Saint-Siège , c'était approuver le programme de réforme proposé par ces deux papes, programme que la commission conciliaire avait fait sien, et que le concile, en continuant aux évêques membres de cette commission leur délégation, faisait sien à son tour. On peut donc dire que le concile de Trente avait adopté les vues de Paul IV, et que le vieux Bréviaire romain, si maltraité des Allemands et des Français, si méconnu longtemps à Rome même au plus fort du succès du bréviaire de Quignonez, le vieux Bréviaire romain sortait consacré de cette épreuve décisive.

A peine le concile terminé, le pape Pie IV manda à Rome les trois évêques délégués par le concile à la correction du Bréviaire : Marini, CalinioetFoscarari^ On voudrait connaître les travaux de cette congrégation autrement que par ses conclusions ; et peut-être un jour les connaîtra- t-on, si tant est que les pièces de ce dossier existent quelque part; mais à l'heure actuelle on ne les a pas encore retrouvées. On sait même assez confusément les noms des membres que le pape Pie IV adjoignit de son chef aux trois délégués du concile : le cardinal de Trani, Scholto, qui paraît avoir été le président de la congrégation, au moins un temps ; le modeste et très érudit et très ac-

Page 1