‹ Histoire du Bréviaire romainChapitre 139 sur 218 · SCHOBER, p · texte numérisé non relu

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dépassant. Dans la bulle Aeternus ille, qui sert de préface à Fédition sixtine de la Vulgate (1589), Sixte- Quint avait donné aux imprimeurs une faculté, ou plutôt un ordre, qui n'allait pas sans produire de graves effets : l'ordre de corriger, selon la lettre de l'édition sixtine, dans les missels, bréviaires, psautiers, rituels, pontificaux, cérémoniaux et autres livres ecclésiastiques, les textes qu'ils renfermaient de l'Écriture sainte [iuxta hune nostrum textum ad verham et ad literam corrigantur). On sait quelle critique souleva l'édition sixtine de 1589, et comment on dut en entreprendre immédiatement la revision. De là, nouvelle édition de la Vulgate (1592). Que de perturbations apportées dans la lettre de l'office romain ! On était maintenant en 1600 environ : le Bréviaire de 1568 avait donc plus de trente ans d'usage. Quel livre ne trahirait pas de déchets à une pareille épreuve! La critique des textes, la science historique, le goût luimême étaient plus développés, plus exigeants à l'heure actuelle. La congrégation de 1568 avait travaillé à une heure de circonspection nécessaire, et fait œuvre de conservation immédiate : une congrégation nouvelle pourrait être plus osée. La création en 1588 par Sixte-Quint de la Congrégation permanente des Rites, investie de la mission de réformer au besoin et d'amender les livres liturgiques ^ était déjà une démarche dans ce sens.

L'initiative de la revision du Bréviaire vint du Saint-Siège : elle fut le fait, non de Clément VIII,

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