Bergel, ibid
326 HISTOIRE DU BRÉVIAlRi: ROMAIN.
torales un petit nombre d'assertions que Ton jugea insoutenables, comme, dans la légende de saint Martin, le récit de la vision de saint Ambroise assistant en songe à la mort de saint Martin, récit emprunté à Grégoire de Tours ^ ou, ailleurs, l'assertion que saints Gordien et Épimaque avaient été condamnés à Rome par l'empereur Julien-, etc. Mais, pour la plupart, les erreurs que l'on corrigea étaient des erreurs de simple chronologie, comme la date de la mort de saint Ambroise ou de saint Hilaire, ou du martyre des saints Gervais et Protais, Faustinus et Jovita, etc.
Quelques corrections proposées par Baronius ne furent point adoptées, quelle qu'en fût l'opportunité. Il trouvait discutable le fait mentionné par la légende de la dédicace de Saint-Jean-de-Latran : « Et imago Salçatoris in pariete depicta populo romano appamit. » On n'y toucha point. Il demandait que, dans la légende de l'apparition de saint Michel sur le mont Gargan, la mention de la consécration à Rome d'un oratoire « in summo circo » fût modifiée de manière à désigner l'oratoire de saint Michel « in summo circulo molis Hadrianae », c'est-à-dire sur la terrasse du château Saint- Ange : la leçon ancienne a été maintenue, si obscure soit-elle. Les erreurs graves, que Baronius signalait dans certaines légendes, nommément dans celle de saint Alexis, ne furent même pas soumises à l'examen de la congrégation, et la légende