‹ Histoire du Bréviaire romainChapitre 145 sur 218 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

vait rien épargné de ce qui était douteux, leur texte était difîicile à rendre historiquement plus parfait : aussi se résolut-on à y faire le moins possible de changements. On se fît un principe de maintenir les faits controversés, pour peu qu'appuyés du témoignage de quelque auteur grave, ils eussent quelque probabilité d'être vrais : « Quae controçersa eranty alicuius tamen gravis auctoris testimonio suffulta aliqiiam haberent probabilitatem, retenta sunt eo modo quo erant, cum falsitatis argui non possint, quamvis portasse altéra sententia sit a pluribus recepta ^. » Le probabilisme, qui n'a pas défendu les casuistes contre la morale relâchée, induisit les consulteurs d'Urbain VIll en de regrettables décisions. Leurs corrections aux leçons historiques du Bréviaire furent rares, une douzaine environ, et portèrent pour la plupart sur des détails rédactionnels ^. Mais deux sont à retenir. Dans la leçon du pape Fabien (20 janvier), ils supprimèrent : « Eo pontiflce in Africa excitata est haeresis a Novato contendente apostatas poenitentes ah Ecclesia recipiendos non esse ». Ces quelques mots, inspirés du Liber pontificalisy pouvaient être maintenus. Dans la leçon de saint Jacques le Majeur (25 juillet), le Bréviaire Clémentin mentionnait le voyage de saint Jacques en Espagne comme une tradition particulière aux églises espagnoles : « Hispaniam adiisse et ibi aliquos ad fidem conçe?'tisse ecclesiarum illius provinciae traditio est. » Les

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