‹ Histoire du Bréviaire romainChapitre 163 sur 218 · ROSKOVANY, p. 540. Analecta, p · texte numérisé non relu

ROSKOVANY, p. 540. Analecta, p

trouvé par lui *, et qui exprimait nettement quelle avait été la pensée de Pie V. Au xvi® siècle, l'office férial entraînait la récitation de l'office de la sainte Vierge, de l'office des morts; plus, en carême, des psaumes pénitentiaux et graduels accompagnés des litanies; et enfin, à toutes les heures en tout temps, des preces feriales. Pour se soustraire à l'écrasante longueur d'un tel office férial, on en était venu à assimiler les fêtes simples aux fêtes semi-doubles et doubles, c'està-dire à leur donner un office de neuf leçons, avec faculté de les transférer si besoin était, l'office de neuf leçons n'entraînant plus que la récitation de l'office de la sainte Vierge. Mais, dès lors, plus d'office férial en carême, en dépit de la lettre du vieux droit canonique ; presque plus de leçons de l'Écriture sainte, en dépit des prescriptions du pape Gélase ; plus de récitation hebdomadaire du psautier intégral, et, à la place, la répétition quotidienne des mêmes psaumes du commun des saints, en dépit de l'autorité du pape saint Grégoire le Grand qui voulait qu'un clerc ne pût être promu à l'épiscopat, s'il ne savait tout le psautier par cœur. Voilà pourquoi Pie V avait supprimé ce privilège abusif des fêtes simples, les ramenant à l'observance du nocturne férial, les- réduisant à une mémoire en cas de concurrence d'une fête supérieure, mais les allégeant de la récitation des psaumes pénitentiaux et graduels, de l'office des morts et (le carême et l'avent exceptés) des preces feriales, et enfin leur imposant au moins deux leçons

1. J'ai mentionné déjà ce document, Monnmentum V, que je publie plus haut, p. 340-345.

sur trois tirées de l'Ecriture sainte. Or, à comparer le Bréviaire de Pie V et le Bréviaire actuel, on constatait que le nombre des fêtes doubles et semi-doubles avait été, depuis 1568, porté de 138 à 228, en sorte que, le nombre des fêtes mobiles annuelles étant de 36, il restait à peine 90 jours à l'office dominical et férial; encore ces 90 jours étaient-ils pour la plupart escomptés par les fêtes concédées aux églises, diocèses et congrégations diverses ! La situation était donc en 1741 redevenue ce qu'elle était avant 1568, où les pontifes romains avaient entrepris la réforme du Bréviaire, et la faute en était tout entière au calendrier. Il fallait donc, quelle que fût la dévotion particulière de chacun des consulteurs envers les saints, il fallait en venir à rayer nombre de noms du calendrier, et à réduire nombre de fêtes au rang de fêtes simples, puisque le festum simplex seul n'entraverait pas la récitation hebdomadaire du psautier ^ .

Le 11 août 1741, la congrégation, d'accord sur le principe de cette réduction, en essayait l'application aux fêtes de Notre Seigneur. Noël, l'Epiphanie, Pâques, la Pentecôte, étaient hors de cause. On hésita sur la question de savoir s'il ne convenait pas de restituer à la fête de la Circoncision son vieux nom à^Octa^a Domini^ que lui donne le sacramentaire grégorien 2; mais on passa outre. La fête de la Transfiguration était bien récente, puisque le sacramen-

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