EusEU. //. E. V, 28, 5 : i};aXji.oi xal (oôai
2. EuSEB. //. E. VII, 30, 10. Le document cité ajoute que Paul avait substitué aux psaumes composés à la louange du (^.hrist, des psaumes composés à sa propre louange et qu'il faisait chanter par des femmes : èv (xédYi tîq èxx^ridta ^i/aXfAtoosîv
i\ yuvatxaç ';rapaox£-jàÇa>v. Or nous savons 'qu'on ne tolérait pas^ nies voix de femmes dans les assemblées chrétiennes. •«^
\\ 3. Le texte grec dans Harnagk, Geschichte der allchr. LUI.
du temps de Septime Sévère, était auteur d'un psaume célèbre encore au iv*' siècle pour l'expression remarquable qu'y trouvait la foi au saint Esprit \ Au témoignage du fragment de Muratori, Marcion avait, dès la seconde moitié du ii^ siècle, mis en circulation un Liber psalmo?mm de sa façon. Saint Denys d'Alexandrie (f 265) parle avec éloge des « nombreux psaumes si chers encore à tant de fidèles », qu'avait composés un évêque égyptien de la première moitié du m'' siècle, Népos ^. Valentin, le grand gnostique romain du milieu du second siècle, avait aussi composé des psaumes que Tertullien a connus^. Bardesane, vers 200, était l'auteur d'un recueil de cent cinquante psaumes, très répandus dans les Eglises de langue syriaque : c'était tout un psautier^.
Une poésie lyrique chrétienne originale s'épanouit ainsi au second et au troisième siècle. Au iv® siècle, les Donatistes et les Ariens se servirent de pareils psaumes pour propager leurs doctrines : Arius avait composé sur des airs nouveaux des « cantiques de marins», des « cantiques de voyageurs», qui « insinuaient son impiété dans les cœurs simples par le charme de leur musique •* ». C'en fut assez pour dé-
(1893), t. I, p. 467, et dans Dom Leglercq, art. « Anliphoiiaire », du Dicl. arch. chréù. t. I, p. 2441-3, qui donne de ce texte un commentaire très intéressant.