SOGRAT. H. E. VI, 8; Philostorg. //. E. II
courager l'Église catholique qui se résolut à s'en tenir aux seuls « psaumes de David ». Jamais les hymnes métriques de saint Grégoire de Nazianze ni de Synésius n'ont eu les honneurs de la liturgie. Dès cette époque, la seconde moitié du i\° siècle, les psalmi idiotici ou « psaumes privés » étaient éliminés de l'usage liturgique catholique. Mais ils n'ont point entièrement péri. Le beau psaume du soir, « Lumière joyeuse... », fait encore partie de l'office canonique de l'Eglise grecque. Le psaume du matin, Gloria in excelsis, éliminé de l'office de laudes, a trouvé, dès avant le vi*^ siècle, une place dans Vordo romain de la messe.
L'office vigilial, qui avait été à l'origine propre à la solennité du dimanche, fut introduit de bonne heure dans la solennité des fêtes de martyrs : chaque anniversaire de martyr fut solennisé comme le jour du Seigneur par une synaxe liturgique précédée d'une vigile. L'antiquité de ces anniversaires est attestée par un document de Tan 155, la lettre encyclique des fidèles de Smyrne annonçant le martyre de leur évêque saint Polycarpe : on y trouve exprimée déjà comme un usage la pensée de célébrer le natale du martyr par une réunion des fidèles au lieu même où repose son corps '. C'est ce même usage auquel fait allusion le récit de la passion de saint Cyprien : Cyprien emprisonné dans la demeure du gouverneur,