‹ Histoire du Bréviaire romainChapitre 19 sur 218 · Martyviiim Polycarpi, xviit, 3 (éd. Funk, p · texte numérisé non relu

Martyviiim Polycarpi, xviit, 3 (éd. Funk, p

le peuple chrétien a attendu toute la nuit devant la porte : « ... ante fores principis excuhahat ». C'était comme une vigile anticipée : « Concessit eitunc dwina bonitas vere digno, ut Dei populus etiam in sacerdotis passions çigilaret^ ». L'auteur de la passion de saint Saturnin de Toulouse formule cet usage en termes excellents quand il écrit : « L'anniversaire des jours où les martyrs ont été couronnés dans le ciel, nous les solennisons par des vigiles et par la messe : lllos dies, quibus in doniinici nominis confessione luctantes, beatoque obitu regnis caelestibus renascentes ... coronantnr, çigiliis hymnis ac sacramentis etiam solemnibus honoramus ^. » Ces vigiles des martyrs ne se célébraient pas dans les églises urbaines, mais hors les murs, dans le cimetière où le martyr était enterré ^.

Enfin les dimanches et les anniversaires des martyrs n'étaient pas les seules solennités qui, dans l'ancienne Eglise, eussent leurs vigiles, « nocturnae cons>ocationes », comme les appelle Tertullien ^ : il s'y était ajouté de bonne heure les jours de station. De

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