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Je ne pense pas qu'on puisse dire avec M" Duchesne

LES ORIGINES DE l'oFFICE ROMAIN. 55

On doit attacher plus d'intérêt à l'établissement des vigiles quotidiennes. Avec saint Jérôme à la fin du iv^ siècle, il n'était question encore que de vigiles dominicales et stationales (festivae dies). Mais les jours ordinaires, ceux qu'on appelait au v^ siècle jours privés [privatae dies)^ ne comportaient point jusquelà de vigiles. Et c'est seulement au cours du v^ siècle qu'à Rome ils commencèrent d'en avoir. La plus ancienne attestation qu'on ait de vigiles quotidiennes à Rome est dans la règle de saint Benoît. Ayant à déterminer le programme des vigiles des privatae dies^ saint Benoît prescrit d'y chanter chaque jour un des cantiques de l'Ancien Testament, « ainsi, ditil, que fait l'Eglise romaine, céleris diebus canticum uniunquemque die siio ex prophetis, sicut psallit Ecclesia romana, dicantur • ». D'où nous inférons qu'à la fin du v^ siècle l'Église romaine avait un office canonique quotidien, en d'autres termes, des vigiles pour les jours privés. L'Église romaine venait tard au régime adopté depuis le siècle précédent à Jérusalem, à Antioche, à Constantinople, à Milan. Cette nouveauté ne laissait pourtant pas que de s'adapter sans effort aux usages romains antérieurs. Les vigiles stationales, en effet, étaient coordonnées à la messe stationale : ensemble elles se célébraient dans une basilique désignée, toute l'Église étant censée y

(L. P. 1. 1, p. 231) : (( ILfaut voir ici le conmiencement de ce que nous appelons l'office divin». Car la réforme attribuée à Gélestin vise une psalmodie qui fait corps avec la liturgie de la messe.

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