‹ Histoire du Bréviaire romainChapitre 3 sur 218 · IV AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

IV AVANT-PROPOS

et sa finesse. Il est instructif, même après Dom Martene.

Au xix^ siècle, la France, si je ne m^abuse, a donné l'éveil au renouveau des études liturgiques, comme à plusieurs autres renouveaux. Les Institutions liturgiques (Paris 1840) de D^m Guéranger ont en cela fait époque. L'histoire de la liturgie au xvii^ et au xviii^ siècle y est traitée avec force et avec savoir : cette partie, qui a beaucoup fait pour l'extermination des Bréviaires gallicans de l'ancien régime, est la meilleure des Institutions. On peut dire aussi sans paradoxe que la Paléographie musicale de Solesmes et les Mélodies grégoriennes de Dom Pothier sont la suite des Institutions liturgiques de Guéranger.

D'autre part, et, en quelque sorte, dans la ligne directe de Mabillon et de Martene, nous avons eu Les origines du culte (Paris 1889) de M^"" Duchesne. Ce livre offre pour l'histoire de la liturgie latine avant Charlemagne une classification critique des sources et des rites d'une sûreté admirable. Ce qui a trait à l'office divin y est cependant sacrifié; je n'ose m'en plaindre, car, sans cette lacune, mon Histoire du Bréviaire romain n'aurait plus été à faire. On verra de reste, en la lisant, tout ce que je dois aux Origines du culte

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