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3. Constitut. apostol. ii, 59 (éd. Funk, p. 171). Ce texte a pour source la Didascalia apostol. ii, 59 (P'unk, p. 170). Or, la Dldascalia (m® siècle) ne parle de réunir les fidèles que le dimanche, et ne dit rien d'une assemblée du matin et du soir. On saisit là le changement qui a pris place au iv" siècle. —
Si cet usage prit naissance en Orient, il ne mit pas longtemps à se propager dans toute l'Église. Dès 360 saint Hilaire écrivait : « Progressas Ecclesiae in matutinorum et vespertinorum hymnorum delectationc maximum misericordiae Dei signum est. Dies in orationibus Dei inchoatur^ dies in hymnis Dei clauditur y^ ^ Saint Basile l'introduisit à Césarée, malgré l'opposition d'une partie du clergé, que heurtait dans ses vieux us cette innovation liturgique (375) 2. A Milan saint Ambroise, évêque depuis 374 et ami de saint Basile, inaugura l'usage oriental des vigiles quotidiennes : « Hoc in tempore, écrit Paulin, biographe de saint Ambroise, primum... vigiliae in ecclesia mediolanensi celehrari coeperunt^. » A Constantinople, saint Jean Chrysostome l'importera d'Antioche, et l'imposera à un clergé, qui, dit un vieil auteur, fut fort chagriné de ne plus pouvoir dormir à son habitude toute la nuit '*. A Jérusalem, où les as-
Pour la distribution du psautier entre les divers jours du temps selon les besoins spirituels du chrétien, on peut lire de saint Athanase son Epistula ad Marcellinum, notamment 22 et 23.
1. HiLAR. In psalm. lxiv, 12. Cf. Augustin. Confess. v. 9 : « Bis in die, mane et vespere, ad ecclesiam tuam sine ulla intermissione venientis, non ad vanas fabulas et aniles loquacitates, sed ut te audiret in tuis sermonibus, et tu illam in suis orationibus. » Epistul. xxix, 11 : « Acta sunt vespertina, quae cotidie soient, nobisque cum episcopo recedentibus fratres eodem loco hymnos dixerunt, non parva muititudine utriusque [sexus] ad obscuratum diem manente atque ps;dlente. »