Hexaemeron, m
3. NiCET. Remesian. De psalm. hono, 13 (Burn, p. 80) : « ... Omnes quasi ex uno ore eundemque psalmorum sonuni, eandemqiie vocis modiilationem aequaliter proferamus : qui aiitem aequare se non potest ceteris, melius est ei tacere, aiil lenta voce psallere, qiiam clamosa voce omnibus perstrepere; sic enini et niinislerii iinpleat offîcium et psallenli fraternitati non obstrepal. Non enim omnium est habere vocem tlexibilem vel canoram ».
4. Basil. Epistul. ccvii, 3 : ôi^rj SiavefxriôevTsç, àvTulaXXouffiv àXXiQXoiç. Notons que saint Basile, comme la Peregrinatio, atteste que tous les psaumes ne sont pas tous antiphonés, mais qu'une bonne partie des psaumes est exécutée en « répons » : ETieiTa TràXiv èraTpé'l'avxe; évl xaxàpxetv ^oO [xéXou; ol XotTiol Oixy]- Xo\>ai (ibid.). — Isidor. Elymolog. vi, 19, 7 : « Antiphona ex i^raeco interpretatur vox reciproca, duobus scilicet clioris alternatim psallentibus ordine commutato, sive de uno ad unum : quod genus psallendi Graeci invenisse traduntur. »
des Grecs, et rien n'est plus juste, les témoignages s'accordant à attribuer à Diodore l'introduction du chant antiphoné dans l'Eglise d'Antioche.
S'il faut en croire Théodore de Mopsueste, bien en situation de connaître les choses d'Antioche puisqu'il y passa sa jeunesse dans les confréries de Diodore, l'antiphone avait été empruntée par celui-ci à l'usage des Églises de langue syriaque ^ . Saint Basile confirme le témoignage de Théodore de Mopsueste, quand il écrit que de son temps (375) les Églises de la vallée de l'Euphrate exécutaient la psalmodie à deux chœurs comme les Eglises grecques de Palestine et de Syrie ^. A Antioche, plus tard, on voulut donner à l'antiphone une origine plus indigène et plus glorieuse : oh raconte qu'elle remontait à saint Ignace, à qui une vision avait montré les anges chantant ainsi à deux chœurs les louanges de la sainte Trinité ; il avait réalisé cette vision du ciel dans son Église d'Antioche^.
Reçu à Antioche en même temps que la quotidienneté de l'office, le chant antiphoné des psaumes conquit bientôt sa place dans toutes les grandes Églises de l'Orient. Saint Basile, dans cette même lettre qui a été citée à plusieurs reprises déjà, se défend contre les critiques de quelques clercs d'avoir introduit une