Plus exactement, les deux tables d'anniversaires (Depo
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positionis des saints qu'on fête, est une preuve que ces fêtes de saints se célébraient précisément au /ocus depositionis. Le sacramentaire que Ton appelle léonien, et qui est le plus ancien missel romain que l'on possède (il est sûrement antérieur à saint Grégoire et certaines pièces du recueil peuvent dater de la fin du iv'' siècle), indique pour toutes les fêtes de saints qu'il comprend le lieu où elles sont célébrées, et c'est toujours dans un cimetière suburbain qu'il donne rendez-vous aux fidèles. Des homélies du pape saint Grégoire on peut tirer des indications analogues : en effet, si le pape prêche au peuple pour le natale d'un martyr, on est sûr que c'est dans la basilique cimitériale de ce martyr, c'est-à-dire dans une église extra muros. Ceci au commencement du vii^ siècle.
En cessant toutefois, à dater de 410 et de la prise de Rome par les Goths d'Alaric, d'être les cimetières ordinaires des paroisses romaines, et en devenant par ce fait de simples lieux de pèlerinage, les catacombes perdirent nombre de leurs visiteurs et de leurs desservants. Les fossores disparaissent au v^ siècle. L'usage de célébrer dans ces nécropoles des messes anniversaires privées pour les défunts s'éteint au siècle suivant, où nous voyons le pape Jean III (561-574) s'appliquer à en restaurer la dévotion, et obligé, pour qu'au moins le dimanche les saints mystères soient célébrés dans les anciens ci-
silio episcoporum et Depositio martyrum) contenues dans le recueil chronographique de l'an 354 : ces deux tables sont reproduites par M^^ Duchesne, L. P. t. I, p. 10-12
metières suburbains, de faire les humbles frais de ce service*. Avec le vi*" siècle commence l'époque de la ruine lente et de l'oubli 2. Le siège de Rome par les Goths, en 537, contribue plus qu'aucune autre cause : « Nam et ecclesias et corpora martyrum exterminatae sunt a Gothis », écrit l'historiographe du pape Silvère (536-537) ^.
Dum periliira Gethae posuissent castra sub urbe moverunt sanctis hella nefanda prias ;
istaque sacrilego verteriint corde sepulchra martyribiis qiiondam rite sacrala piis.
Ainsi parlait une inscription du cimetière lordanodum, sur la via Salaria nova, pour rappeler les restaurations entreprises après les dévastations des Goths ^•. Les Lombards du temps de saint Grégoire et ensuite ne furent pas plus respectueux que les Goths. Au milieu de tant de paniques et de ruines, que devait devenir le culte des martyrs? Allait-on, puisque le locus depositionis devenait inaccessible, cesser de fêter l'anniversaire du saint? Le culte des saints ne pouvait-il donc pas immigrer à l'intérieur de Rome et à l'abri de ses murs ?
Cette immigration du culte des martyrs à Tinté-
1. L. P. t. I, p. 305 : « Hic amavit et restauravit cymiteria sanctorum martyrum », etc.
2. L. P. t. I, p. 464 : « neglectus atque desidia autiquitatis » (notice du pape Paul P"").
4. De Rossi, Inscriptiones, t. II, p. 100. Cf. L. P. t. I, p. 293, note 11 du commentaire de Ms' Duchesne.
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rieur de Rome coïncide avec Tépoque où les églises romaines commencent à se décorer de noms de saints. Les églises de diaconies, fondées au déclin du vi^ siècle et au VII*', l'ont été, nous l'avons vu, sous des vocables de saints. Vers le même temps, les titres presbytéraux se donnent à leur tour des martyrs pour éponymes, le titulus Pudentis devenant Sainte- Pudentienne, le titulus Prlscae Sainte-Prisca, le titulus Anastaslae Sainte- Anastasie, le titulus démentis Saint-Clément. Cette transformation des vocables basilicaux est achevée au viii^ siècle. La même pensée qui a fait donner aux églises de diaconies le nom de saints étrangers à Rome a fait, et ce dès le v^ siècle, consacrer des basiliques de l'intérieur de Rome sous le vocable de la vierge Marie et des saints apôtres. L'anniversaire de la dédicace de ces églises urbaines coïncidait le plus souvent avec la date fixée par les martyrologes à l'anniversaire des saints dont ces églises portaient le vocable. Les fêtes des saints non indigènes s'établirent ainsi les premières dans les églises de l'intérieur de Rome. Puis, à dater du vii^ siècle, les reliques des martyrs suburbains, en 648 celles des saints Primus et Félicien, du xv® mille de la voie Nomentane, en 682 celles des saints Simplicius, Faustinus et Viatrix, du V*' mille de la voie de Porto..., commencent à être transférées dans les basiliques de la ville. Au viii^ siècle, à la suite du siège de Rome par Astolphe et les Lombards (756), les corps des principaux martyrs des catacombes les plus voisines de Rome se trouvèrent transportés à l'abri
des murs de la ville K Et leur culte les y suivit. Les fêtes des saints en cessant d'être des fêtes cimitériales, ne perdirent pas encore leur caractère strictement local. Là où était la relique, là se célébrait la fête ; et, par analogie, à l'église qui portait le nom du saint appartenait en propre sa fête. La fête du saint devenait une sorte de station. Ainsi les fêtes de la vierge Marie étaient célébrées à Sainte-Marie- Majeure; les fêtes des saints Côme et Damien dans la basilique de Saints-Côme-et-Damien ; la fête des saints Simplicius et Faustinus dans la basilique de Sainte-Bibiane, et ainsi des autres. Dans VOrdo romain de la bibliothèque de Montpellier, qui est du viii*' siècle^, on lit la rubrique suivante : l'archidiacre,
1. De Rossi, Roma sotterranca, t. I, p. 221. — En 731-741, sous Grégoire III, des anniversaires se célébraient encore avec des vigiles dans les cimetières : « ... disposuit ut in cimiteriis circumquaque positis Romae in die nataliciorum eorum luminaria ad vigilias faciendum... deportentur » (L. P. t. I, p. 421). En lbl-161, sous Paul I^--, tout culte cesse : « ... cernens plurimaeorundem sanctorum cymiteriorum loca ... demolitione atque iam vicina ruine posita, protinus eadem sanctorum corpora de ipsis dirutis abstulit cymiteriis : quae cum hymnis et canticis spiritalibus infra hanc civitatem Romanam introducens, alia eorum per titulos ac diaconias seu monasteria et reliquas ecclesias cum condecenti studuit recondi honore » (L. P. t. I, p. 464).
2. Ordo de Montpellier, fol. 92 : « Tune archidiaconus accepto ipso calice vadet iuxta altare in dexteram partem, et tenens ipsum calicem in manibus suis pronuntians venturam stationem dicendo : Illa feria venieiite natale est illius sancti sive martinim sive confessorum in illo et in illo loco, et respondent omnes Deo gratias. » — Cette rubrique se trouve déjà et plus nette encore dans le sacramentaire gélasien (vir siècle) : « ... in illo igitur loco, vel in illa via, illa feria, hanc eamdem festivitatem solita devotione celebremus. » P. L.
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à la messe solennelle pontificale, avant de distribuer la communion aux fidèles, doit annoncer la prochaine station en ces termes : « Tel jour est l'anniversaire [natale) de tel saint, soit martyr, soit confesseur, qui se célébrera en tel ou tel lieu ». Ce qui prouve bien que les fêtes du sanctoral, même célébrées intra miiros, restaient des fêtes locales ^ Autre preuve du même fait dans la vie du pape Grégoire III (731-741). Ce pape construit dans la basilique de Saint-Pierre un oratoire « en l'honneur du Sauveur, de la vierge Marie, des apôtres, des martyrs, des confesseurs et de tous les justes » ; il établit que « chaque jour » , après que les « vêpres auront été dites devant la confession » de saint Pierre, les moines des « trois monastères attachés à la basilique » se rendront au nouvel oratoire, et là « chanteront trois psaumes^ », en l'honneur des saints dont ce sera la fête [quorum natalicia fuerint). En d'autres termes, l'ofiice de « tous les jours » ne faisant aucune mention des saints dont est marquée la fête au calendrier ro-
LXXIV, 1155. Par contre, dans le sacramentaire grégorien ou mieux sacramentaire du pape Hadrien, cette rubrique a disparu.
1. Ordo de Montpellier, fol. 95, au sujet de la fête de la Purification : « Postea quidem die secundo mense februario quod est IIII non. ipsius mensis colleguntur omnes tam clerus romanae Ecclesiae quam et omnes monachi monasteriorum cum omni populo suburbano seu et copiosa multitudo peregrinorum de quacumque provintia congregati venientes ad ecclesia beali Adriani mane prima... Et procedunt omnes cura magna reverenlia ad sanctam Mariam maiorem... »
2. Textuellement : « Très psalmos et euangelia matutina Deo canant. »
main, le pape Grégoire III institue un office commémoratif à part pour les saints, afin que ces saints^ fêtés ailleurs, ne soient point oubliés dans la basilique de Saint-Pierre ^ Commentant ce texte de la vie de Grégoire III, M^"" Duchesne écrit : « La fondation liturgique de Grégoire III n'est pas mentionnée dans les vies des papes ses successeurs, ni dans aucun texte, à ma connaissance. 11 est probable que l'on se sera affranchi de bonne heure d'un service assez onéreux^. » Ne serait-ce pas plutôt que cette fondation ou rubrique de Grégoire III aura été transformée en
1. L. P. t. I, p. 421 : « ... [constituit ut] pro celebranda sollemnia vigiliarum atque missarum Ghristi domini Dei nostri sancteque eius genetricis, sanctorum apostolorum vel omnium sanctorum ac confessorum, perfectorum iustorum, toto in orbe terrarum requiescentium, ut in oratorio nomini eorum dedicato intro ecclesiam beati Pétri, sub arco principali, a monachis vigiliae celebrentur et a presbiteris ebdomadariis missarum sollemnia. » — Le synode de 732 est plus explicite : «... ut sanctorum festa celebrentur in oratorio quod a me constructum est in honore Salvatoris, sanctae Dei genitricis semperque virginis Mariae dominae nostrae, sanctorumque apostolorum, martyrum quoque et confessorum Ghristi, perfectorum iustorum, intro ecclesiam sancti Pétri apostolorum principis, et ut tria illa monasteria... très psalmos et euangelia matutina Deo canant. His expletis presbyter qui in hebdoma fuerit, ... in eundem oratorium in honorem Salvatoris, Dei genitricis, sanctorum apostolorum, martyrum et confessorum, perfectorum iustorum, quorum natalicia fuerint [missam faciet]. » Et au canon de ladite messe, à « Imprimis gloriosae seraper Virginis... et omnium sanctorum », il ajoutera : « Sed et natalicium célébrantes sanctorum tuorum martyrum ac confessorum, perfectorum iustorum, quorum solemnitas hodie in conspectu gloriae tuae celebratur... » Cité par Duchesne, L. P. t. I, p. 422.
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le autre qui seule a persisté? Et quelle autre institu- )n sera-ce que la célébration à Saint- Pierre des \talitîa des saints du calendrier romain?
Passiones sanctorum vel gesta ipsorum usque Adriani tempora tantummodo ibi legebantur ubi ecclesia ipsius sancti vel litulus erat : ipse vero a tempore suo rennuere ^ iussit, ut [pour el'] in ecclesia sancti Pétri legendas esse constituit.
Ainsi s'exprime VOrdo de la Vallicellane publié par 'omasi^. Ce n'est qu'un indice. Ce qui est plus qu'un indice, c'est que les liturgistes carolingiens, qui vont transporter en France l'office canonique romain, ne connaîtront point d'autre régime que celui-là : le sanctoral devenu partie intégrante de l'office canonique^.
1. Rennuere, désapprouver. Lo Decretum Gelasii de lihris recipiendis, parlant de la chronique et de l'histoire d'Eusèbe, déclare qu'on ne les condamne pas : « ... usque quaque non dicimus rennuendos. »
2. TOMASi, Opéra omnia, éd. Vezzosi (Rome 1747-1764), t. IV, p. 325. Cet ordo est tiré du ms. D. 5 (x-xr siècle), de la Vallicellane, à Rome. J'ai collationné le texte sur le ms. — Le renseignement qu'il nous donne est confirmé par ce passage d'une lettre du pape Hadrien à Gharlemagne : « Passiones sanctorum martyrum sancti canones censuerunt ut liceat eas etiam in ecclesia legi, cum anniversarii dies eorum celebrantur. »
3. Amalar. De ord. antiph. 28 : « Multa officia sanctorum indidi in nostro antiphonario ex romano, quae non habet metensis antiphonarius. Cogitavi cur ea omitterem, cum eadem auctoritate fulciantur qua et illa quae scripta invenimus in metensi antiphonario, scilicet sanctae matris nostrae romanae Ecclesiae. » Cf. Mansi, t. XII, p. 395, canon 13 du concile de Glovesho, en 747 : « ... Dominicae dispensationis festivitates... in cantilenae modo celebrentur, iuxta exemplar vide-
Le moment était venu, en effet, et il coïncide (autre et significative rencontre) avec le pontificat des successeurs immédiats de Grégoire III, où le canon de l'office observé à Saint-Pierre allait faire la conquête des Églises franques; où le même sentiment qui avait popularisé au cours du vu'' siècle en Angleterre le cursus et la cantilène de Saint-Pierre, allait faire adopter ce même cursus et cette même cantilène par les évêques franks ; et où il n'y aurait pas que des basiliques romaines comme Saint-Chrysogone, mais bien encore de lointaines cathédrales, comme celles de Metz et de Rouen, où l'office divin se célébrerait désormais « iuxta instar officiorum ecclesie beati Pétri apostoli ». En France, comme cent ans auparavant en Angleterre, cette propagation de la liturgie romaine est le fait de l'initiative individuelle : la liturgie romaine attire les dévotions à elle par la vertu de saint Pierre et par la vertu de sa beauté propre ^ . Saint Chrodegang est, comme était Benoît Biscop, tout pénétré de dévotion aux choses de Rome et de saint
licet quod scriptum de romana habemus Ecclesia. Itemque ut per gyrum totius anni natalitia sanctorum iino eodem die, iuxta martyrologium ejusdem romanae Ecclesiae, cum sua sibi convenienti psalmodia seu cantilena venerentur. »
1. Au ix*" siècle, il en sera autrement, témoin la lettre par laquelle le pape Léon IV (847-855) reproche à Honorât (abbé de Farfa, pense-t-on) de n'avoir que de l'aversion pour la « dulcedinera gregoriani carminis cum sua quam in ecclesia traditione canendi legendique ordinavit et tradidit », si bien que l'abbé est en désaccord avec le siège de Rome et autant avec « omni pêne occidentali ecclesia ». Léon IV entend imposer « traditionem nostri sancti praesulis » sous peine d'excommunication. Voyez le texte de cette lettre dans {M. G.) Epistolae karoUni aevi, t. III (1899), p. 603-604,
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^ierre : au retour d'un pèlerinage au tombeau du prince des apôtres, en 754, désireux d'assurer la régularité de l'office tant nocturne que diurne dans la cathédrale de Metz, il institue une communauté de clercs sur le modèle des communautés monastiques attachées à Rome à la desservance des basiliques, et il impose à ces clercs réguliers Vordo romain de l'office et la cantilène romaine : « Clerum abundari' ter lege divina romanaque imbutum cantilena^ morem atque ordinem romanae Ecclesiae servare prae^ cepit, quod usque ad id tempus in metensi Ecclesia factum minime fuit^, » Le grand évêque de Metz n'est pas mort que son exemple est imité par Remedius, archevêque de Rouen ; lui aussi, au retour d'un pèlerinage à Rome, en 760, il amène à Rouen, avec l'autorisation du pape Paul, le secondicier de la Scola cantoram pour initier ses clercs aux « modulations de la psalmodie » romaine. Puis, le chantre romain ayant dû peu après revenir à Rome, Remedius envoie ses clercs terminer leur formation à Rome dans la Scola cantorum'^. Il veut avoir à Rouen, comme Chrode-
1. Paul. diag. Gesta episcoporum metensium {P. L. XGV, 709). Cf. MONACH. Sangallen. De gestis Caroli, i, 11 (P. L. XGVIII, 1378).
2. Jaffé, 2371 (P. L. XGVIII, 200). Paul I- écrit à Pépin qui lui a demandé de veiller à achever la formation des moines de l'archevêque Remedius : « ... praesentes Deo amabilis Remedii, germani vestri, monachos Simeoni scolae canlorum priori contradere, ad instruendum eos in psalmodiae modulatione. » Le secondicier qui avait été envoyé à Rouen s'appelait Simôon. Il a été rappelé à Rome par la mort du primicier, qui s'appelait Georges, et auquel il succède. « Defunclo praefato Géorgie, et in eius idem Simeon, utpote sequens
102 HisroinE du bréviaire romain.
gang à Metz, le pur ot^do et la pure cantilène de Saint-Pierre ^ A son tour enfin, Pépin étend à toutes les Églises franques la réforme inaugurée à Metz et à Rouen , et enjoint à tous les évêques franks de renoncer à Vordo gallican pour apprendre le chant romain et célébrer désormais Toffice divin en conformité avec le Saint-Siège. Ce sont les termes de Charlemagne renouvelant, en 789, le décret de Pépin?.
Dès le milieu du viii^ siècle, c'est la conséquence qu'il faut tirer de ces quelques faits si considérables, l'office romain, qui supplante ainsi en France le vieil office gallican, est codifié. L'antiphonaire dit grégorien, en réalité de Saint-Pierre, est écrit et fermé. De fait, vers l'année 760, le pape Paul I" envoie au roi Pépin un exemplaire de l'antiphonaire ou recueil des antiennes et des répons de l'office romain ^ .
illius, accedens locum, ideo pro doclrina scolae eum ad nos accersivimus. » Les moines rouennais viendront à Rome; le pape les confie à Siméon, « eosque optime collocantes, solerli indiistria eamdem psalmodiae modulationem instrui praecepimus ».
1. Rapprochez Gesla ahbatum Fontanellensium [ Saint- Wandrille], 16 (Pertz, {M. G.) Scriptores, t. II [1829], p. 292) : « [Gervoldus abbas reliquit] antiphonarium romanae Ecclesiae volumen unum. » Voyez ibid. ce qui est rapporté de son amour de la cantilène. Gervoldus meurt en 806.
2. P. L. XGVII, 180, et Pertz, M. G. Leg. t. I (1835), p. 44 : « Omni clero. Ut cantum romanum pleniter discant, et ordinabiliter per nocturnale vel gradale officium peragatur, secundum quod beatae memoriae genitor noster Pippinus rex decertavit ut fieret, quando gallicanum tulit ob unanimitatem apostolicae sedis et sanctae Dei ecclesiae pacificam concordiam. »
3. Jaffé, 2351 {P. L. LXXXIX, 1157) : « Direximus etiam praecellentiae vestrae et libros, quantos reperire potuimus.
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En 754, saint Chrodegang avait rapporté pareilles pandectes à Metz. C'est cette œuvre liturgique, codifiée ainsi pour la première fois, ou du moins nous apparaissant telle pour la première fois vers 750, qu'il nous reste à décrire en détail, en restituant dans la mesure de nos ressources historiques l'économie de cet office romain, qui ravissait si fort les pèlerins nos aïeux du viii° siècle, qu'ils n'hésitèrent point à lui sacrifier la tradition propre de leurs Églises.
id est antiphonale et respoiisale, insimul artem grammaticam, Aristotelis, Dionysii Areopagiti libros, geometricam, orthographiam, grammaticam, omnes graeco eloquio scriptores, iiecnonet horologiiim nocturnum. » — L'antiphonaire rapporté de Rome à Gorbie par l'abbc Wala, sous Grégoire IV, portait le nom du pape Hadrien. On y lisait en titre : « Incipit responsoriale de circulo anni lemporibus ter beatissimi et apostolici domini Adriani papae per indictionem septimam « [783- 784]. Et à la fin : « Hoc opus summus parât pontifex dominus Adrianus sibi memoriale per saecla. » Amalar. De ord. antipli. prolog.