‹ Histoire du Bréviaire romainChapitre 60 sur 218 · Ilefful · texte numérisé non relu

Ilefful

reste de l'ancienne manière de chanter les psalmi responsorii; c'est très justement que l'auteur frank du VIII® siècle, connu sous le nom de Magister anonymus, à qui nous devons le plus ancien commentaire de la règle bénédictine, donne à Finvitatoire le nom de « responsorium orationis^ ». Ici, en effet, un soliste chante d'abord le refrain, lequel n'est point une antienne véritable, mais un acrostichion^ et le chœur répète à l'unisson le refrain. Puis, au lieu que ce soit le chœur qui chante le psaume, c'est le soliste qui l'exécute, et le chœur ne fait que répéter à chaque coupure du psaume le refrain du début. Nous retrouvons là l'antique psalmodie ecclésiastique ^.

L'invitatoire exécuté, le chant des psaumes commence. Le nocturne compte douze psaumes, douze psaumes qui ne sont point antiphonés, c'est-à-dire entrecoupés d'antiennes comme l'ont été ceux de vêpres, mais chantés d'un trait. Chaque quatre psaumes, on intercale un Gloria Patri^.

La distribution des psaumes aux divers nocturnes de la semaine^, était réglée d'après ce principe que le

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