De ord. antiph
Tantiphonaire de Saint-Pierre, avait comme Pâques sa vigile liturgique de six fois deux leçons en grec et en latin, avec leurs répons, et les oraisons qui les accompagnaient; et cette vigile liturgique, comme celle de Pâques, était suivie du baptême des catéchumènes : aln vigilia Pentecoste sicut in sabbato sancto ita agendum est, « dit VOrdo de Saint-Amand. L'office canonique devait donc être pareil à celui de Pâques, et cet office abrégé se répéter durant toute l'octave de la Pentecôte. Il semble cependant qu'on ait hésité quelque temps à assimiler ainsi quant à l'office Pâques et la Pentecôte : l'antiphonaire de Saint-Pierre atteste que l'office de la Pentecôte et de son octave était bien de trois psaumes, trois leçons; mais à Rome on assura Amalaire que l'office de la Pentecôte était un office à neuf répons, c'est-à-dire l'office dominical ordinaire ',
Nous sommes au terme du cycle des fêtes du temps, puisque la fête de la Trinité est une fête bien postérieure au viii^ siècle. Nous avons vu l'office canonique romain se ramener à quatre types liturgiques :
1^ L'office férial de douze psaumes et trois leçons ;
2"* L'office dominical de dix-huit psaumes et neuf leçons ;
S"* L'office des fêtes de neuf psaumes et neuf leçons ;
4° L'office pascal de trois psaumes et trois leçons.
1. De ord. antiph. prolog. : « Similiter interrogavi oflîcio Pentecosles. Responsum est : Novem cantamus, ut in caeteris dominicis in noctibus. » Cf. ibid. 57. Ici encore l'usage gallican a passé dans l'usage romain, postérieurement à Amalaire.
l'office romain du temps de charlemagne. 151
Or, et il n'est pas inutile de préjuger ici une question qui se présentera plus tard à notre attention, ces quatre types liturgiques se retrouvent formulés dans un décret de Grégoire VIT :
1° Omnibus diebus... XII psalmos et III lectiones recitamus ;
2^ In dominicis diebus XVI II psalmos et IX lectiones celebramus:
3° Si festintas est,... IX lectiones dicimus; 4° In die Resurrectionis usque in sabbatum in albis et in die Pentecostes usque in sabbatum eiusdem, III psalmos et III lectiones legimus. — J'ai reproduit les termes mêmes du décret^. On en conclura que l'office romain du viii^ siècle était encore à Rome, au xi*^ siècle, dans son économie générale^, intact; et que les |liturgistes se sont trompés, qui ont voulu voir dans ce lécret une réforme de Grégoire VII réglant à nouveau ît fixant l'office, alors qu'il ne faisait que confirmer l'usage du viii'^ siècle. — On en conclura, en outre, et jeci pour confirmer ce qui a été avancé précédemment le la fixation de l'office canonique romain aux vii^ et 'iii*^ siècles, que ces quatre types liturgiques constituent un système d'office différent de celui que forlulait au commencement du vu® siècle le Liber diuruts, et qui peut se résumer ainsi en ce qui concerne 'office férial :