DuGHESXE, Origines, p
2. L. P. t. I, p. 317. La dédicace était marquée au 13 mai. Sigebert de Gembloux rapporte que, en 835, Louis le Débonnaire d'accord avec le pape Grégoire IV fixa pour la France et l'Allemagne la fête de tous les saints au l*' novembre. P. L. GLX, 159.
l'office romain du temps de ciiarlemagne. 167
ôglise, chaque monastère suivait sa dévotion, et le sanctoral était en somme beaucoup plus réduit qu'il ne semblerait au premier regard^.
De là vient qu'on n'éprouvait pas le besoin de sérier le degré de solennité des fêtes, sinon d'une façon très vague encore. Amalaire distingue dans l'usage romain les fêtes « praeclarissimes » ^, et attribue à ces fêtes un double office nocturne. L'usage romain reconnaissait donc des fêtes moindres. Un petit nombre de fêtes de saints avaient une octave ^.
1. De eccl. off- iv, 36 : « Non valemus omnium sanctorum uatalitia celebrare. » De ord. aiilipli. 28 : « Multa officia sanclorum indidi in nostro Antiphonario ex romano quae non liabet metensis antiphonarius... Addidimus etiam pauca quae nostra regio sola continet. »
2. De ord. anfiph. 59. Amalaire donne ainsi « duo nocturiialia officia » à la fête des saints Pierre et Paul, à la fête de saint Laurent, à l'Assomption, à la fête de saint André (ibid. 00-63). Hayton, évêque de Bâle (f 836), donne une liste des fêtes chômées : Noël, saint Etienne, saint Jean, saints Innocents, Octava Domini, Epiphanie, Purification, Pâques, les Rogations, Ascension, Pentecôte, saint Jean-Baptiste, « duodecim apostolorum, maxime tamen sanctorum Pétri et Pauli qui Europam sua praedicatione illuminaverunt », .Vssomption, saint Michel, « dedicatio cuiuscunque oratorii seu cuiusiibet sancti in cuius honore eadem ecclesia fundata est, quod vicinis tantum circummorantibus indicendum est )>. Les autres fêtes sanctorales, comme saint Rémi ou saint Martin, « non sunt cogendae ad feriandum, nec tamen prohibendum, si plèbes lioc caste et zelo Dei cupiunt exercere ». Ahython. Capilulare, 8 (P. L. GXV, 12). Comparez le canon 36 du concile de Mayence de 813, Mansi, t. XIV, p. 73, et notamment ceci : « Et ïllas festivitates martyrum, vel confessorum, observare decrevimus, quorum in unaquaque parochia sancta corpora requiescunl. »
3. De eccl. off. iv, 36 : « Solemus octavas natalitiorum aliquot sanctorum celebrare, eorura scilicet quorum festivitas
L'office sanctoral, entendez Toffice des fêtes majeures, était conçu sur le modèle de l'office de Noël, de l'Epiphanie, de l'Ascension : un office de neuf psaumes, neuf leçons, neuf réponse Les neuf leçons étaient empruntées aux actes du saint; de même le texte des antiennes, des répons et des versets. Les neuf psaumes n'étaient point indéterminés : les fêtes d'apôtres, les fêtes de martyrs, les fêtes de confesseurs, les fêtes de vierges, avaient chacune les leurs. L'office commun se ramenait à ces quatre types : apôtres, martyrs, confesseurs, vierges. Cet office commun, outre sa psalmodie de neuf psaumes, comportait les antiennes, les versets et les répons appropriés, soit aux apôtres, soit aux martyrs, soit aux confesseurs, soit aux vierges ^. On remarque que cet office commun dépend, pour une bonne part tant de ses antiennes que de ses répons, des offices propres : ainsi l'office du commun des apôtres de l'office de la fête de saint Pierre, l'office du commun des vierges de l'office de sainte Agnès. Les offices propres avaient servi de modèle aux offices communs, qui ne dataient, eux, vraisemblablement que de l'époque de la codification du sanctoral. Les offices propres, écrits pour des fêtes locales, représentaient chacun la tradition de basiliques différentes, .le ne dissimule pas 'que cette vue est hypothétique : néanmoins, elle s'accorde assez
apud nos clarior habetur, vcluli est in octavis apostoloruni Pétri et Pauli. »